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 Hello darling, you want to play a game ?

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Karen Losiri
White Lady
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MessageSujet: Hello darling, you want to play a game ?   Jeu 9 Juin - 21:39

- Bienvenue agent White Lady

Mur coulissant, ascenseur ultra moderne, Karen descendit dans les sous sols du DEO, camouflé en un magasin de comics. Elle avait été appelée en urgence par Bones, voulant la voir en personne à leur base de Wasington, ordre qu'elle prit très au sérieux. Le directeur se déplaçait rarement, les contacts étaient on ne peut plus limité, question de prudence, vu que le DEO n'était pas sensé exister de nos jours. Passant devant la rangée de bureau, elle croisa différents agents, monta quelques escaliers, avant d'arriver dans une salle aux vitres teintées, le boss attendait. Se préparant à ouvrir la porte, elle remarqua un tabouret sur lequel se trouvait une tasse à café, un bon vieux caramel macchiato. Haussant les sourcils, elle ne se souvenait pas avoir parlé de son café préféré à son patron, comment diable pouvait-il connaître ses goûts en matière de...

Bones, synonyme de je sais tout et ne pas chercher plus loin...

Prenant la tasse, elle entra dans le bureau, découvrant l'étrange squelette, cigarette à la main, faisant défiler une série d'information sur un projecteur holographique dernier cri.

- Tu ne bois pas ? Promis, je n'ai pas mis de GHB.

Souriant, elle bu sa première gorgée en fermant les yeux, toujours aussi délicieuse cette petite drogue matinale.

- Un sérum de vérité peut être ?

Se retournant, il observa la jeune femme avec ce qui ressemblait à un sourire. Pour rappel, il s'agissait d'un foutu squelette, donc difficile de voir précisément des émotions ou grimace sur son visage, c'est un crane !

- Je doute que ce soit nécessaire, comment se porte ta petite hackeuse ?

Se mordant la lèvre, Karen ne s'attendait pas à ce que son patron apprenne aussi vite son début de relation avec la jeune femme.

- Relax, je l'ai mise en "famille des agents", j'espère au moins que c'est sérieux entre vous deux.

Pour une fois, Karen fut scotchée, soit elle ne connaissait vraiment pas Bones, soit cela cachait quelque chose. Dans tous les cas, elle ne pu s'empêcher de sourire devant la question, légèrement mal à l'aise.

- Je n'ai bu qu'un verre avec elle, je lui ai proposée une sortie, mais elle a du partir travailler.

Écrasant sa cigarette, le squelette lança une carte en direction de son agent, qui l'attrapa au vol.

- Je sais, c'est justement de ce "travail" qui t'a fait venir ici.

Oh m*rde, Nel qu'est ce que tu as fait ?...

Attrapant la carte, elle la glissa sous son téléphone, qui s'actualisa en un ordre de mission. Danger maximum, dommage collatéral interdit, civils, infiltration, élimination et destruction. Appuyant sur un bouton, elle fit apparaitre le plan du Triskelion en image holographique, ainsi que les portraits de Tony Stark, le symbole de J.A.R.V.I.S. et un visage noir avec un point d'interrogation.

- Nel...

m*rde !

- Tu te souviens de la base 52 d'HYDRA je suppose.

Le visage de l'assassin s'assombrit, des images défilant dans son esprit, la faisant reculer d'un pas et mettre une main sur son cœur, la douleur étant on ne peut plus présente.

- Comment l'oublier...

Elle était née dans ces locaux, on l'avait entraînée, torturée, frappée, mutilée, bref, White Lady venait de la base 52 !

- Il y avait une copie de leurs données là bas, le SHIELD l'a obtenue. Il ne faudra pas longtemps à ton "amie" pour briser leurs protections, elle a déjà réussi à récupérer le fichier, donc ce ne sera pas bien compliqué pour elle. J'ai envoyé quelques surprises, nos derniers nés en matière de virus, cela ralentira ses recherches, mais on a peu de temps.

Souriant, Karen oublia temporairement le fait qu'elle avait peut être entre les mains le seul fichier pouvant parler de son passé. Nel, bien que brillante, allait avoir les virus les plus dangereux et les plus vicieux sur les bras. Certains ralentiraient sa progression, d'autres tenteraient d'effacer les fichiers, d'autres attaqueraient notre ami Jarv'...Même pour elle, ce serait un défi, le temps pour l'albinos de mener à bien sa mission. Elle espérait juste que ces enfoirés gouvernementaux ne feraient pas de mal à la belle hackeuse, du moins, si ils tenaient à la vie.

- Vos ordres boss ?

Bones alluma une autre cigarette, s'asseyant dans son fauteuil avec une certaine nonchalance.

- Ralentis le téléchargement, tes données seront en dernier normalement. Neutralise ou tue ceux qui te barrent la route, à toi de voir. Utilise le protocole Ultron pour désactiver J.A.R.V.I.S., tu auras deux minutes et détruis les données. Je pense qu'il est inutile de te dire de ne pas faire de mal à la seule civile présente dans le bâtiment. Il n'y aura pas d'extraction, donc débrouille toi pour sortir du bâtiment.

Sourire en coin, Karen reconnut en cette mission, un véritable défi, elle allait même pouvoir se mesurer à Nel et lui montrer ce qu'elle était capable de faire. Pour que la belle demoiselle apprécie réellement cette expérience, elle devait se transformer en Batman, mais en beaucoup plus sexy bien évidemment, pas de morts. Et bien, techniques de combats non létales, s'autorisant quelques os brisés car elle ne supportait pas le SHIELD, des night night gun et une surprise pour tout ce beau petit monde...

- A vos ordres patron. Préparez la Némésis pour moi.

S'étouffant avec sa cigarette, le directeur du DEO ne s'attendait pas à une telle réaction, Karen n'était pas du genre à sortir un arsenal pareil pour si peu.

- Tu veux faire enrager Stark ou impressionner ta chère et tendre ?

Quittant le bureau, Karen s'arrêta juste devant la porte, riant doucement.

- L'un n'empêche pas l'autre.

---

- Mademoiselle, votre autorisation s'il vous plait.

Hall d'entrée du Triskelion, les agents du SHIELD s'occupant des différentes entrées venaient d'arrêter une jeune femme en manteau noir, les cheveux blancs.

- Avec plaisir.

Sortant deux pistolets "night night gun", la demoiselle atteignit les deux agents au visage, ferma les yeux et jeta une petite sphère dorée en plein milieu du hall. Cette dernière explosa et toutes les lumières, caméras et différents systèmes électroniques basiques s'éteignirent. Dans le noir complet, une lueur rose émergea et se déplaça à toute vitesse.

--

J.A.R.V.I.S. interpela Tony Stark, ainsi que la jeune Nelkhael, le système d'alimentation venait d'être remis en marche en quelques secondes. Travaillant ensemble dans le bureau du secrétaire de l'organisation, soit le milliardaire, playboy et philanthrope en personne, ils avaient été surpris par cette soudaine coupure. Le SHIELD était protégé contre la plupart des attaques, ce qui voulait dire que l'EMP qui avait été utilisée était d'une puissance colossale. Heureusement, les étages supérieurs ne pouvaient être atteints par un tel engin.

- Monsieur, tous nos systèmes sont opérationnels.

Souriant, le secrétaire du SHIELD fit un clin d'œil à la hackeuse.

- Vous voyez, rien de grave.

Reprenant, J.A.R.V.I.S. fit apparaitre plusieurs écrans holographique, montrant le Hall totalement dévasté, tous les civils et agents de l'organisation se trouvant à terre.

- Monsieur, vous devriez voir ceci. Je détecte un fort pic énergétique, il se déplace, rapidement.

Haussant les sourcils, Tony Stark regarda les images du hall, comment une cinquantaine de personnes avaient elles pu être neutralisées en quelques secondes ?

- A quelle vitesse ?

Trafiquant les images, le milliardaire agrandit certaines zones, découvrant de nombreux chargeurs vides, toutes ces personnes avaient été attaquées par les armes qu'avait confectionné le SHIELD. HYDRA ? Impossible, personne ne pouvait aller aussi vite.

- Mes détecteurs sont brouillés par la précédente attaque virale monsieur.

Tapotant l'écran holographique, Stark désigna les nombreuses fenêtres ayant explosées.

- Très vite. Localise ce truc.

----

Se posant contre le mur de la salle des serveurs, Karen s'autorisa une petite pause, jetant ses pistolets qui étaient déjà vides, elle devrait aller au corps à corps.

- J'y suis, allez y Bones.

Posant sa main robotique sur les circuits électroniques, elle téléchargea le premier virus du DEO a une vitesse alarmante, Nel aurait son ordinateur stoppé durant environ cinq minutes.

- Plutôt trois, elle est bien plus douée que nos meilleurs experts.

La première partie de sa mission était terminée, elle pouvait s'autoriser à quelque chose de plus intéressant.

- J'espère que tu as gardé mon cadeau.

Appelant directement le téléphone qu'elle avait offerte à la hackeuse, elle fut surprise d'entendre un certain amusement dans sa voix.

- Je me demandais quand t'allais m'appeler.

Éclatant de rire, l'assassin ne cacha pas sa surprise.

- On peut rien te cacher. Je voulais te proposer un rendez-vous, tu sais, dans un endroit tranquille, discutant, raccompagnant l'une dans une chambre, qui sait. Mon imagination peut être très vaste. Non, à la place, on va faire une mission l'une contre l'autre, il y a plus de piment, au fait, j'adore la cuisine épicée. Toi, J.A.R.V.I.S., cet enf**ré de SHIELD et ce bon vieil Iron Man, j'aime les défis. Promis, il n'y aura pas un seul mort, ils ne font que leur boulot après tout.

Ouvrant la porte de la salle, elle fit craquer sa nuque, il était temps de se remettre au boulot. Prochaine étape, se rapprocher au maximum des capteurs de J.A.R.V.I.S. pour l'infecter avec le protocole Ultron.

- Au fait, les mecs qui ont fait ce virus estiment que tu peux le contrer en cinq minutes, j'allais dire trois, tu nous fais un autre record ?
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Nelkhael
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MessageSujet: Re: Hello darling, you want to play a game ?   Lun 13 Juin - 17:53




Bon. Une semaine qu’elle cherche à localiser la provenance de ce foutu message pour tenter de déterminer la position de Karen … Et une semaine qu’elle se heurte à un mur de « Localisation inconnue » !

Et bien évidemment, comme toujours, la frustration et le thrill du challenge la forcent à faire des choix idiot.

Comme d’accepter le contrat à visage découvert du SHIELD.

Un samedi.

UN SAMEDI ! Mais qu’est-ce qu’il lui a prit ?!

Sous les traits de Savannah Watson, geek informaticienne aux cheveux châtains et yeux verts cachés derrière des lunettes, Nelkhael remercie le taxi qui lui tend sa monnaie avec un regard mi-intrigué, mi-inquiet.
D’un autre côté, ça se comprend : l’adresse devant laquelle il l’a déposée n’est pas non plus la plus discrète qui soit … Ni la moins impressionnante, pense-t-elle en levant les yeux vers l’immense bâtiment situé sur l’île Roosevelt.

Elle sort son portable de travail et compose le numéro du pauvre agent qui a fait l’erreur de signer son mail de recrutement par son vrai nom. Après quelques échanges qui comprennent notamment : « Comment avez-vous eu ce numéro ? », l’agent Griffins lui indique aimablement que : « Une voiture va venir vous chercher à l’endroit de votre choix. », ce à quoi elle répond : « Pas la peine, je suis déjà devant la base. Qu-Non ! Je vous dis qu’on m’attends ! Mais laissez-moi entrer, m*rde ! »

L’agent de sécurité - … Ils sont tous “agents”, ici, non ? - rechigne un peu à la laisser passer malgré l’appel de l’agent Griffins, et ne l’autorise à passer le portique que quand ce dernier les rejoint.

Poignées de mains, présentations, paroles cordiales, blabla-blabla, et Savannah se retrouve dans l’ascenseur en verre menant aux derniers étages. Elle ne peut s’empêcher d’admirer tout d’abord l’architecture intérieure du bâtiment, puis la magnifique vue sur Washington DC à mesure que l’ascenseur monte. Un sifflement appréciateur lui échappe. « C’est les impôts du contribuable qui payent tout ça ? Maintenant que vous êtes une organisation intergouvernementale ? »

Griffins reste muet, mais son visage montre clairement une moue agacée.
Vers les derniers étages - P*tain c’est haut ! - l’ascenseur ralentit avant de s’immobiliser complètement, les portes s’ouvrant sur un hall immaculé où les hologrammes à la petite lueur bleue ne cessent d’apparaître, comme une déco’ technologique. Ils s’en payent les dirigeants du SHIELD …

Elle a déjà reçu l’équivalent de son tarif standard, et ce n’est que la première moitié. S’ils sont prêts à payer double pour une simple récupération d’informations, c’est que ça n’a rien de “simple”.

Suivant Griffins jusqu’à une porte, elle ne peut s’empêcher de glisser une main sur la poche arrière de son jeans, et d’activer un des programmes dormant de son StarkPhone afin de récupérer d’éventuelles données flottantes … Après tout, l’information est sa monnaie d’échange.
A ses côtés, l’agent ne remarque rien. Il frappe à la porte, et un « Ouaip ? » lui répond.

Mais Nel connait cette voix, même à travers la porte. C’était pas précisé dans le contrat que je bosserais avec lui !! O.M.G. Reprends-toi Nel, au moins tu les connais déjà personnellement … Tous les deux.

La porte s’ouvre, et se tient devant elle Tony Stark, secrétaire général du SHIELD, génie de la technologie, son idole et son rêve mouillé d’adolescente … Heureusement que cette dernière partie a été réglée.

« Ah, vous voilà ! Bienvenue au quartier général du SHIELD, mademoiselle … ? »

Nel sourit poliment, et serre la main qui lui est tendue. « Savannah Watson. »

Le philanthrope lui sourit en réponse, taquin : « Watson, hein ? C’est bien trouvé. »

Il n’y a qu’un homme comme Tony Stark pour ne pas se présenter et assumer que tout le monde le connaît.
Derrière Stark, un algorythme bleuté projeté en holograme se meut constamment au dessus d’un bureau en verre.

« Hey J’ ! » dit Nel en se penchant légèrement sur le côté pour s’adresser à l’algorythme, dont les composantes s’éclairent alors qu’une voix robotique lui répond : Bonjour mademoiselle Nelkhael. Ravi de vous revoir. Je vous prierais de ne pas tenter de pirater les serveurs du SHIELD.

« Oups ! Haha ! »

Stark écarquille les yeux, et, se retournant vers l’algorythme holographique, s’exclame : « Jarvis ? Tu n’aurais pas quelque chose à me dire ? »

Derrière elle, elle entend la porte du bureau se refermer alors que Griffins sort.

« Oh, ne vous prenez pas la tête, ça ne m’étonne pas que vous ne vous souveniez pas de moi. Vous aviez heum- … Beaucoup bu, » explique-t-elle en désactivant son StarkPhone nonchalament.

C’est un modèle qui date d’il y a bien quatre ans, aussi elle est certaine que Stark ne se doute pas qu’elle le lui a … emprunté. Et bidouillé. Et amélioré, légèrement.

« Comment ça, vous … Oh. Oh ! C’est délicat- »

« C’est pas que je suis pressée mais je suis payée à la mission, pas à l’heure, » le coupe-t-elle. Surtout : j’ai hâte de mettre les mains sur une de vos machines.

Si je puis me permettre, monsieur, la mission est d’une grande importance, la soutient Jarvis d’une voix neutre.

Stark semble vouloir insister, mais se ravise et lui explique alors les mesures de sécurité. Tout ce qu’elle entendra, lira ou verra sera confidentiel. Elle ne peut s’empêcher de lâcher : « On ne vit pas dans le même monde, de toutes évidences. Avec Internet rien n’est confidentiel. »

La mission est loin d’être simple, effectivement.

Et comme elle le craignait, elle implique d’entrer dans la base de données d’HYDRA qui, comme chacun le sait, n’est franchement pas le pays des petits lapins roses.

Le SHIELD est apparemment parvenu à entrer dans les réseaux d’une base de leur ennemi nommée la Base 52 - Stark commence alors à se lancer dans une petite description de ce qu’ils y faisaient, mais JARVIS le recadre lorsque Nel commence à virer au vert.
Leurs protections sont très poussées, et il leur faut récupérer des données bien précises, aussi Stark avait besoin de quelqu’un d’assez doué pour pouvoir l’assister ; c’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont fait appel à elle.

Alors qu’il continue d’expliquer la marche à suivre, une partie de Nel pense : Bullshit. Ils auraient pu faire appel à n’importe qui du SHIELD. S’ils ont demandé quelqu’un de l’extérieur, c’est qu’ils m’observaient depuis un moment déjà ...

Si une des sécurités est activée, les données visées sont détruites par le système de la base. Le but de cette mission est donc de travailler à deux pour récupérer les données et déjouer la sécurité informatique. Co-op de Stark et Nel’, je pourrais presque en faire une chaîne de streaming.

« Au boulot, Watson ! -Hey, Jarvis, appelle-moi Sherlock Holmes à partir de maintenant ! »

Bien monsieur.

« Please don’t. »

Lorsque Stark lui indique le bureau face au sein, avec un simple petit boîtier comme branchement de câbles et d’USB, elle hésite un instant. L’instant d’après, Stark cite une commande vocale, et devant elle se dessinent un écran d’ordinateur entièrement en hologramme, et un clavier holographique tactile. Pas très pratique, mais ça a de la gueule.

Après la phase de fangirl sur les dernières technologie mises à sa portée, Nel et Stark se mettent au travail, bien que ma jeune femme reste méfiante. Pourquoi l’avoir choisie, elle, en particulier ? C’est d’autant plus louche que Stark ne semble pas plus méfiant que cela à confier un de ses ordinateurs personnels - enfin, avec un des plus hauts accès aux données du SHIELD - à une totale inconnue, réputée pour revendre des informations aux plus offrants ! Ont-ils prévu de l’éliminer une fois le contrat accompli ?
Non, ça ne semble pas être le style de Stark. Iron Man ne bute pas des jeunes femmes sans défense. Au pire, elle pourra toujours lui révéler la vérité sur leur rencontre, et lui dire que son fils illégitime de quatre ans l’attend dans un appartement pourri de New York. Ça, ça le motiverait à l’épargner. Non ?

Mais alors que la problématique tourne dans son esprit, Stark neutralise les sécurités de la base d’HYDRA une à une, pendant que Nelkhael s’infiltre en simultanée à la recherche d’un fichier bien particulier, dont elle est sensée ignorer le nom. Elle bypass quelques pare-feux et désactive quelques alarmes avec une ligne de code, puis parvient à récupérer le fameux fichier secret.
Mais à cet instant, une alarme se déclenche, et la sécurité est activée. « M*RDE ! Un p’tit con essaie de me bloquer la route ! » Stark lâche une injure, mais avant que le fichier ne puisse être détruit, Nel parvient à désactiver l’auto-destruction des données en pénétrant au coeur du système. Transfert réussi.

Alors que Stark se laisse tomber en arrière sur le dossier de son fauteuil, Nel fait un bro-fist imaginaire à JARVIS, qui les félicite d’une voix neutre.
Un gars débarque soudain en trombes dans le bureau : « Monsieur ! Le système de l’étage 15 a été piraté ! » Mais Nel, sans quitter les yeux de son écran, répond : « Non, ça c’est moi. Quinze connards faisaient une LAN sur LOL avec les derniers StarkNet, ça ralentissait le transfert, je les ai désactivés. Vous devriez installer des blocages dans votre réseau quand c’est comme ça ! »

Mais le succès n’est pas complet, et Stark la ramène à l’ordre : les données sont cryptées. Stark fait une grimace face au codage étrange, mais Nel s’exclame avec enthousiasme : « Oh, un challenge ! Oooooh, un challenge ! », craque ses doigts et se remet à la tâche.

Sans attendre une demande de Stark, elle commence à décrypter ; mais très rapidement, les systèmes du SHIELD détectent plusieurs virus qui, au grand damne de Nelkhael : 1) bloquent l’interface de JARVIS, 2) ralentissent considérablement le décryptage en faisant qu’à chaque ligne tapée, une partie du code s’efface, et 3) font planter le système.

Mais une fois de plus, la jeune femme ne se laisse pas dépasser. Stark parvient à mettre le virus en quarantaine, libérant Jarvis de son emprise. La hackeuse rage pendant un moment face au second effet, mais parvient à inverser la source du virus avec l’aide de Stark, qui rétabli le code effacé. Nel remet le système en route “manuellement” après le premier plantage, tapant quelques lignes de code sur le terminal avec le clavier holographique tactique - Définitivement que pour la frime, - puis s’impatiente à la seconde fois. Sans sourciller, elle fouille dans son sac, en sort une clé USB avec une étiquette illisible, la branche sur le système, et tout repart comme en ‘40.

« Piouuuf ! »

Et alors qu’elle reprend le décryptage du fichier, et qu’ils pensent tous deux être ENFIN sortis d’affaire, une coupure de courant dans les étages inférieurs éteint brusquement les lumières. Étrangement, les ordinateurs restent parfaitement en marche.

« Oh-oh, on a de la visite. »

Stark sourit, amusé : « Vous êtes au QG du SHIELD, et c’est moi qui ai conçu la sécurité. Ici, vous ne risquez rien. »

Le système d’alimentation est remis en route après deux ou trois secondes, et la voix de Jarvis leur annonce : Monsieur, tous nos systèmes sont opérationnels.

« Vous voyez, rien de grave. »

Mais alors que Jarvis affiche les images des caméras du grand hall d’entrée, Nelkhael se fige.
« Vous devriez renforcer la sécurité, alors. »

Monsieur, vous devriez voir ceci. Je détecte un fort pic énergétique, il se déplace, rapidement.

Nel repart dans le décryptage alors que Stark s’occupe de régler - De tenter de régler - le problème d’intrusion.
Ce n’est pas un hasard s’ils sont attaqués alors qu’elle vient tout juste de finir de télécharger des données sensibles d’HYDRA. N’importe quel groupe de “super-villain” - Ce nom que leur ont donné les médias est tellement pitoyable ... - voudrait s’approprier ce genre de données. Et vu la violence avec laquelle l'intrus s’est “infiltré”, elle doute que ce soit un groupe de héros. Le vrai problème est plutôt : si c’est HYDRA qui les attaque, elle espère sincèrement qu’ils n’ont pas pour projet de faire sauter le bâtiment. Surtout avec elle dedans.

« Localise ce truc, » fait Stark, tendu.

Après quelques secondes, Jarvis parvient à afficher une image trouble de l’intrus : dans un coin de l’image, on devine à peine un corps vaguement féminin entièrement noir - sans doute une combinaison ou une armure - avec une masse de cheveux courts blancs.

Ce détail fait s’immobiliser Nel.

Prise d’un doute, elle fronce les sourcils. Bien qu’elle n’ait jamais vu Karen qu’avec des cheveux bruns longs, elle se souvient parfaitement de la toute première image de la sniper qu’elle ait eut : un corps féminin entièrement vêtu d’une combinaison noire, ne laissant apparaître qu’une touffe de cheveux courts blancs.

Mais le temps qu’elle réfléchisse aux possibilités que Karen ait un moyen de faire pousser et de teindre ses cheveux en quelques minutes, son ordinateur s’éteint brusquement.
L’écran et le clavier holographiques disparaissent, laissant la jeune femme avec les doigts dans le vide, et le regard braqué sur Stark, pile en face d’elle.

« Qu’est-ce que- »

« NON ! Non-non-non ! M*rde ! J’y étais presque ! »

Précipitamment, elle fouille dans son sac, en sort un tas de clés USB emmêlées - « Non m*rde pas celle-là, ah voilà. » et la branche sur le boîtier. L’instant d’après, l’ordinateur reprend miraculeusement vie alors que celui de Stark reste inerte, et l’interface semble rebooter sur la clé. « P*tain, tout le système est infecté … »

Sa mémoire infaillible la reprend soudain, et l’image de la petite ligne de code laissée sur son StarkPhone par Karen lui revient : << J.A.R.V.I.S. n'a pas réussi, tu veux tenter l'exploit ? >> Ainsi, White Lady a accès à une technologie très avancée, plus que celle du SHIELD. Serait-elle avec HYDRA ? Nelkhael en doute, cela ne collerait pas avec la vision qu’elle a de la sniper.

« Je sais qui a fait ça ! »

« Ah ouais ? Ça serait cool de partager avec la classe ! » s’exclame Stark, sans aucun doute jaloux en voyant que Nel, elle, a réussi à rallumer son ordinateur. Nanananèèèreuuh …

Sans répondre au milliardaire, elle se penche et sort d’une main des pièces détachées d’une des poches de son sac, qu’elle pose en vrac sur le bureau de verre.
Elle les assemble alors, et Stark comprend rapidement qu’il s’agit d’un portable précédemment entièrement démonté, probablement pour être examiné soigneusement et désisté de tout traçage GPS. Nel l’allume et le pose, entier, sur le bureau à côté de sa main, avant de se tourner de nouveau vers l’écran holographique de son ordi.

Moins d’une demi-seconde après, le téléphone sonne. Quel timing. Et le numéro est, bien évidemment, inconnu par les services téléphoniques. Elle décroche et le met immédiatement sur haut-parleur, avant de le reposer à sa place.

« Je me demandais quand t'aillais m'appeler, » dit-elle, amusée. Si Karen se donne la peine de l'appeler, c’est qu’elle sait déjà qu’elle est présente. Pas de coïncidences là-dedans …

Un éclat de rire d’une voix douce lui répond, agrandissant son sourire et levant son inquiétude légèrement. Bien, elle n’a pas l’air fâchée. Ni faussement amusée, ce qui aurait pu être pire.

« Je voulais te proposer un rendez-vous, tu sais, dans un endroit tranquille, discutant, raccompagnant l'une dans une chambre, qui sait. Mon imagination peut être très vaste. » Oooh. Stark hausse un sourcil de l’autre côté du bureau. « Non, à la place, on va faire une mission l'une contre l'autre, il y a plus de piment, au fait, j'adore la cuisine épicée. » Noté. « Toi, J.A.R.V.I.S., cet enf**ré de SHIELD et ce bon vieil Iron Man, j'aime les défis. Promis, il n'y aura pas un seul mort, ils ne font que leur boulot après tout. »

Stark semble hésiter entre le soulagement et l’intrigue. Depuis quand est-il devenu si sérieux ? Nel ne se souvient pas de lui si … mature. Pour un type de cinquante ans.

« Oh, ça c’est gentil, my Lady. Tu m’as manqué aussi ! » lance-t-elle, taquine. De toute évidence, ses craintes vis à vis de Karen ne sont pas fondées : la mercenaire semble prendre leur début de relation très au sérieux. Ou bien elle est vraiiiiment en manque pour s’acharner autant à lui faire plaisir.

« Au fait, les mecs qui ont fait ce virus estiment que tu peux le contrer en cinq minutes, j'allais dire trois, tu nous fais un autre record ? »

« Ouuh, un défi ? » Nel éclate de rire. Cette petite attaque du SHIELD est soudain beaucoup plus intéressante et amusante que ce à quoi elle s’attendait. « Si je fais moins de deux minutes, tu m’invites au japonais ; si c’est plus, j’t’invite à un indien. Deal ? » Elle lance un chrono sur son téléphone et fait un clin d’oeil à Stark, s’adressant toujours à Karen. « Top chrono ! T’as intérêt à foncer. »

Ses doigts se jettent sur le clavier holographique, et Nelkhael, la légende du DeepWeb, se met à coder, entrant ligne après ligne, connaissant les combinaisons par-coeur. Elle active deux sous-programmes sur sa clé, et remarque immédiatement la faille dans les lignes du virus.

Stark lui crie quelque chose, mais elle n’entend pas, trop concentrée ; deux clics et un “entrée”, et le virus est maîtrisé. Le système met une seconde à se relancer, et l’écran de son ordinateur se rallume normalement, alors que tous les ordinateurs de la pièce font de même. Elle jette un coup d’oeil au chronomètre : 02:00.

« Ah m*rde, égalité ; deux minutes piles. »

Elle arrache la clé USB du petit boîtier et la lance à Stark, lui faisant signe de rebooter le système central. Le secrétaire général du SHIELD s’exécute avec un froncement de sourcil, lisant avec curiosité les mots “Clé magique” sur la clé USB, et tout le système redémarre immédiatement. Dans le fond de la pièce, il murmure un truc comme : « Frimeuse. »

« C’est la faute de leurs ordi’, » continue-t-elle au téléphone sans faire de pause, « ils sont trop lents à redémarrer. On fait quoi du coup, on prend à emporter et chacune paye la part de l’autre ? »

« WATSON ! »

« QUOI? C’est pas parce que vous approchez de la cinquantaine qu’on doit tous devenir chastes ! »

Alors même qu’elle réplique, elle reprend son décryptage. Une idée lui passe par la tête, et elle fouille dans son sac d’une main tout en continuant de taper sur le clavier tactile de l’autre, avant d’en sortir une ènième clé USB avec une petite étiquette bleue marquée “Nelkhael”. Elle l’insère dans le boîtier, mais rien ne semble se passer. Sans sourciller, elle continue son décryptage.

Fingers crossed !

Monsieur, mes systèmes sont attaqu-, et plus rien.

« JARVIS ! »

« M*rde ! »

Okay, JARVIS est hors-service, on a plus de protections, et on a un assassin dans les couloirs.

Le grand jeu est lancé.

« Apparemment il est l’heure de sortir l’artillerie. »

Nelkhael sort son ordinateur de son sac.
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Karen Losiri
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MessageSujet: Re: Hello darling, you want to play a game ?   Jeu 7 Juil - 16:57

Courant à toute vitesse, White Lady esquiva les agents du Shield assez téméraires pour tenter de l'arrêter, le petit virus qu'elle avait envoyée à Nel' ne durerait pas éternellement. Elle ne faisais pas confiance à beaucoup de monde, mais elle ne doutait absolument pas des compétences en piratage de la délicieuse hackeuse. Elle savait qu'elle percerait un jour les protections du DEO, malgré leur immense technologie, surpassant des années et des années de recherches, des défenses contrôlées par une IA rivalisant avec JARVIS et le tout avec un ordinateur portable. Elle en serait presque jalouse, toutes ses compétences en piratage n'étaient que des programmes et logiciels implantés dans son armure. Ses implants permettaient également une connexion directe avec un système informatique, bien plus efficace que n'importe quel ordinateur, à l'instar des IA. Nel', elle, était capable de faire bien plus que ça, à ce jeu, Karen ne pouvait que la ralentir. Il n'y avait ni égalité, ni possible victoire, elle le savait et cela l'amusait au plus haut point. Elle en pinçait sérieusement pour cette mystérieuse femmes aux multiples identités. Au delà du physique, du jeu qu'elles mettaient toutes deux en place, elle était fascinée par ses facultés et son esprit. Elle pouvait la surprendre, la mettre au défi, être son égale, voir la surpasser dans certains domaines. Cela ne pourrait que créer une relation extrêmement violente, empêchant toute vie "normale", mais cela lui plaisait énormément.

Dérapant, elle s'arrêta de justesse pour éviter de s'encastrer dans un champ de force, visiblement, les plus hautes sécurités du Shield venaient d'être réactivées. Un tous les cinquante mètres, empêchant toute personne d'avancer dans le couloir, ainsi que sur les murs et les fenêtres, Stark ne plaisantait pas avec la sécurité. Souriant, elle toucha le champ de force, d'une couleur orangée, elle avait entendu parler de tels dispositifs dans certaines cellules de haute sécurité des bases du Shield, mais jamais sur tout un bâtiment.

- L'artillerie lourde hein ? Alors on fait joujou avec les technologies de Stark ?

Gardant sa main posée sur le mur, elle ferma les yeux, quelques gouttes de sang sortant de ses narines, elle testait ses propres facultés.

~~

Caméras fixées sur l'assassin, Stark observait avec attention son comportement, tandis qu'il faisait faire un zoom sur le sang  qui tombait gentiment au sol.

- Bien joué pour les sécurités...qu'est ce qu'elle fout ?

Peu de temps après, tous les champs de force se désactivèrent, il n'avait vu aucun piratage, la hackeuse s'étant assurée de neutraliser toute intrusion durant la configuration des sécurités, avant de s'attaquer au retour de Jarvis. Faisant apparaître son ordinateur holographique, le milliardaire fit apparaître bon nombre de données, sans détecter le moindre signe d'intrusion. Il vit cependant d'étranges informations, une connexion au système, avec un ordre de niveau 10 pour désactiver les champs énergétiques.

- Comment elle a fait ça ? Elle a simulée un ordre de niveau 10 sans forcer l'accès. Watson !

Bien entendu, la hackeuse était déjà dessus et avait déjà compris ce qui venait de se produire, un sourire aux lèvres. Grâce à son accès depuis le bureau du secrétaire du Shield, elle pouvait créer un système neutralisant tout ordre ne venant pas de ce bureau. Elle avait réactivée les sécurités en quelques secondes, mais l'assassin était déjà passée, arrivant directement au niveau de ascenseur privé de Stark. Sa vitesse avait encore augmentée, analysant les données, Stark siffla, étant presque admiratif devant la performance, il n'avait jamais vu ça chez une améliorée.

- Elle pourrait faire la course avec Flash et Quicksilver cette petite.

~~

Fin du voyage, elle n'avait qu'à prendre cet ascenseur et le tour serait joué, elle dépasserait peut être même le temps estimé par les analystes du DEO. En pleine course, elle ne remarqua pas le fin rayon électrique posé sur le sol, relié entre deux flèches et passa bien évidemment dessus. S'écrasant sur le sol, glissant jusqu'à l’ascenseur, elle hurla de douleur, devenant aveugle temporairement, tandis que des décharges électriques continuaient de circuler partout dans son corps. Tremblante, elle détestait cette réaction, son plus gros point faible semblait être connu du Shield, l’électricité. Ouvrant les yeux, elle remarqua un homme adossé au couloir à côté de l'ascenseur de Stark, combinaison, arc, flèches, petit signe de la main : Clint Barton, aka Hawkeye. Toussant, elle se releva péniblement avec un sourire amusé.

- J'avais espéré ne pas te croiser Hawkeye, je te croyais en dehors du Shield.

Plaçant une flèche sur son arc, il sourit comme à son habitude, les choses sérieuses commençaient.

- Officiellement, officieusement c'est une autre histoire.

Ricanant, elle sortit deux pistolets qu'elle pointa sur lui, inutile de prendre des gants avec un type pareil. Règle numéro une de survie dans le milieu du mercenariat transhumain : ne jamais sous estimer un Avengers.

- Trucs d'espion, je déteste ça. J'imagine que tu vas pas me laisser monter tranquillement ?

Sourire en coin, l'archer décocha sa flèche, tandis que l'assassin tira au même moment, la balle rencontra le projectile, le détruisit et se logea dans le mur à côté de Barton. Elle était capable d'esquiver les flèches au vu de sa vitesse, mais elle était trop affaiblie pour faire quoi que ce soit d'autre pour le moment.

- Combien de flèches pourras tu arrêter avant que ta vision ne se détériore White ?

Se mordant la lèvre, il était plutôt bien renseigné, ses yeux risquaient de se détériorer suite à un combat prolongé, elle devait récupérer suite à cette attaque électrifiée et elle était persuadée que toutes les flèches du carquois faisaient le même effet. Regardant à gauche et à droite, elle était coincée par les différents champs énergétiques, un combat à distance dans son état ne pourrait que lui être fatal, elle devait ménager ses améliorations. Souriant, elle tira au plafond, seul endroit non protégé avec le sol et fit rebondir sa balle sur une structure métallique, se dirigeant tout droit sur Hawkeye, coupant net la corde de l'arc. Regardant son arme, l'archer sentit le vent tourner, il ne s'attendait vraiment pas à ça.

- Oh.

Se déplaçant à toute vitesse, White Lady frappa de sa paume, le plexus de l'Avengers, l'éjectant contre le champ énergétique, qui disparut peu de temps après. Il était sonné, mais cela ne durerait pas, le plus curieux était de savoir pourquoi cette barrière venait de disparaître. Elle eut sa réponse très rapidement, une sorte de disque arriva à toute vitesse, rouge, bleu, avec une étoile blanche.

- Et m*rde...

Mettant sa main en avant, elle attrapa avec violence le légendaire bouclier de Captain America, dévoilant ainsi tout une main et un bras robotique. Contrairement à Winter Soldier, elle recula tout de même sous l'impact et soupira un grand coup. Hawkeye se relevait, un titan dans l'univers des super héros se dressait contre elle, Jarvis allait bientôt être réactivé, la situation était vraiment tendue. Lui renvoyant son bouclier, à la surprise générale, vu qu'il s'agissait tout de même de son arme, elle attrapa fermement son manteau.

- Tu parlais d'artillerie lourde hein ?

Elle jeta son habit, laissant se dévoiler une armure faite d'un étrange matériaux, une couleur relativement sombre, avec différents éléments illuminés par une lumière rosâtre. Au centre de l'armure, se trouvait un triangle de cette même énergie, un réacteur ARK modifié, semblant comme surchargé vu les différentes décharges qui en sortaient. D'un geste de la main, elle fit apparaître une visière de cette même couleur, dissimulant tout le haut de son visage, ne laissant apparaître que son nez et ses lèvres. Elle fit ensuite sortir un appareil accroché à sa jambe, qui se révéla être une épée d'énergie, semblant tirer son énergie tout droit du réacteur ARK.

- Alors je vais sortir le grand jeu. Je ne peux pas tenir à la fois Cap, Hawkeye, Jarvis et Iron Man. Activation du protocole Ultron, montre moi ce tu vaux ma chère.

~~

Stark, qui était toujours bavard dans des situations tendues pourtant, resta muet. Il fixa la caméra et l'armure que portait White Lady, il reconnaissait le matériau, ainsi que le réacteur. Le premier était un prototype de Wayne Enterprise, souple, résistant et capable d'absorber une certaine quantité d'énergie. Bien pensé, cela se combinait parfaitement à une armure de ce genre. Le réacteur, lui, était totalement différent de celui qu'il connaissait, un prototype qu'il jugeait trop instable, dépensant beaucoup trop d'énergie. Elle avait trouvée le moyen d'user de ce défaut, pour en faire une armure ultime pour les assauts rapides et assassinats. Tapotant nerveusement son bureau, il regarda Nel', visiblement elle aussi surprise par ce revirement et surtout curieuse de la suite.

- Elle est douée. Et naturellement je ne peux pas me joindre à la fête.

Bien entendu, les accès à son armure étaient détenus par Jarvis et sans son retour, c'était tout simplement impossible de passer de Tony Stark à Iron Man. Mais ce qui le perturbait le plus, était sans aucun doute ce mystérieux "protocole Ultron".

- Bonjour Stark, cela faisait longtemps.

Cette voix...jamais il ne l'oublierait. Se retournant, il découvrit une image holographique d'Ultron, bien que légèrement plus effrayant que lors de leur dernière rencontre et pour le moment, uniquement virtuel.

- Increvable ce type. Je me disais bien que la disparition de Jarvis avait un petit air de déjà vu.

Tournant son "visage" en direction de Nel', l'intelligence artificielle répondit avec un certain amusement.

- Jarvis n'est pas détruit, contrairement à la dernière fois, White Lady m'a interdit de lui faire quoi que ce soit. Elle semble le considérer comme un être vivant, à part entière, de même que pour moi. Et sans son accord, je ne peux rien faire. Il est juste incapable de communiquer avec vous, pour le moment. White aimerait que je me mesure à vous, elle m'a assurée que vous étiez un adversaire de taille. Je vous laisse deux minutes pour libérer Jarvis, après ce laps de temps, je détruirais votre  ordinateur, même si White semble croire que vous arriverez à vous protéger de mes attaques.

Fermant sa main, sous forme de poing, il s'adressa à Nel' une dernière fois avant leur affrontement.

- Prête ? Top.
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MessageSujet: Re: Hello darling, you want to play a game ?   Mer 2 Nov - 21:21


Dans sa chambre, seule et sans témoins, Nel aurait sans aucuns doutes fait un bond en arrière, les roues de sa chaise de bureau se seraient pris dans la moquette (ou dans une chaussette traînant par là), elle aurait basculé et serait tombée en arrière avec un cris de panique peu sexy et embarrassant au possible.

L’hologramme avait beau n’être que cela, un hologramme, la réaction de Stark lui avait bien fait comprendre que c’était bien LE Ultron qui se tenait devant eux, dans la salle de commande du SHIELD, un des lieux les plus convoités du monde actuel …

Le Programme Ultron, tout le monde en a entendu parler, bien sûr. Dans un autre monde, Nel aurait pu dire « On en a beaucoup entendu parler aux infos’ » ; mais non, dans ce monde-ci, Ultron n’avait pas eu besoin des médias pour se faire connaître.
Après avoir infiltré l’ensemble des réseaux électroniques d’Amérique du Nord, et les réseaux informatiques du monde entier, cet ensemble de lignes de codes – car il n’était que cela, des lignes de codes – avait failli détruire l’humanité en 2015. Fort heureusement, il  s’était contenté de tuer des dizaines de milliers de gens, de détruire une ville d’Europe de l’Est et de la remplacer par un cratère géant. Le tout avec l’aide de robots tueurs aux yeux rouges maléfiques.
Sans compter le traumatisme de tous les hackeurs de sa génération : plus d’Internet pendant quasiment une semaine (à peu près sa durée de vie, si Nel se souvient bien) ! Elle-même avait dû abandonner un bon quart de ses contrats et remplacer la quasi-totalité de son matériel – pour s’assurer qu’il n’y ait plus une seule trace de ce virus grossier dans ses systèmes.

Mais non, ce n’était pas le moment de pousser un cri de panique, ni de jeter son ordinateur au sol et d’en détruire les composants uns à uns dans le micro-onde de la kitchenette.

Non, c’était un moment où elle avait de la compagnie. Non-seulement elle était en présence de Stark – Ne pas donner de mauvaises impressions aux clients, – mais plus encore, Karen l’écoutait et suivait sa progression via son téléphone portable, tout en s’attelant à poutrer des Avengers, d’après ce que Nel avait compris – non pas que cela la dérange vraiment, mais les Avengers, c’était pas censé être des “gentils” ?
Karen, donc. Dans l’autre pièce. Si elle pouvait se retenir de lui montrer ses côtés les moins attractifs, elle n’allait pas se gêner.
Alors au lieu de tomber en arrière et de crier comme une enfant de quatre ans, elle inspira profondément, déglutit, ravala sa terreur et se mit au travail, les mains légèrement tremblantes.

« Hydra a dû récupérer une partie du code original d’Ultron quand il a fuité sur Internet, avant qu’il ne détruise le système, » pense Stark à voix haute, deux mètres à sa gauche.

Pas cool, Karen, le coup du robot serial killer … Pas cool du tout. Et, parce qu’elle est du genre à dire ce qu’elle pense, elle ajoute : « Pas cool, lady, le coup du robot serial killer … Pas cool du tout. »

Frustrée et blessée dans son égo, elle met brutalement fin à l’appel téléphonique avec Karen. Vu les moyens qu’elle a, White Lady pourra facilement la rappeler, de toutes façons. Mais Nel ne la rappellera que si elle réussit … Ce qui n’est franchement pas gagné.

Deux minutes pour libérer JARVIS, qu’il avait dit ? Bon, réfléchissons, si j’étais une IA maléfique et mégalomane, où enfermerai-je mon alter-ego bienveillant … ?

« M*rde, je peux même pas accéder au code source de JARVIS … »

Oh ! Bingo ! Eurêka ! Un plan, certes un peu bancal, se met en place en quelques secondes dans la tête de Nel.

En deux minutes, il n’y a pas grand chose qu’elle puisse faire devant un problème qu’elle n’a jamais traité, face à un adversaire qu’elle sait supérieure à elle. Les aiguilles tournent vite ; il ne lui reste que la chance pure et brute sur laquelle compter.

L’erreur majeure des gens qui cherchent à cacher quelque chose dans des circuits informatiques, c’est de surprotéger leur trésor. Et trop de protections sur un même dossier, ça se voit immédiatement. Voyons si super-méchant-Robot respecte la règle de base …
Son ordi portable, relié au réseau du SHIELD par un câble intranet, a accès à l’ensemble des données. Hm. Mieux vaut ne pas le souligner auprès du service de sécurité. Il ne lui faut que trente secondes de fouilles dans les innombrables serveurs pour en trouver un de surbooké ; à l’intérieur, un dossier pesant plus que sa propre grand-mère se détache du reste.
Oh Dieu de la Chance et du Hasard, aie pitié d’une pauvre mortelle ; si t’es pas dispo’, envoie un de tes frères, je suis preneuse pour n’importe quelle bénédiction !

« Monsieur Stark, j’ai besoin de vous. »

Stark tourne la tête vers elle précipitamment, fronçant les sourcils en la voyant abandonner son bel ordi tout-classe-tout-futuriste pour un vieux portable rafistolé dans tous les coins.

« Bonne nouvelle : je crois que je l’ai trouvé. La mauvaise, c’est qu’on le saura qu’après avoir bousillé les verrous. Et la pire, c’est que si c’est pas le bon endroit, on aura plus le temps. »

Le bruit de doigts tapant sur les claviers reprend. Chacun s’attaque à plusieurs verrous, l’un après l’autre.

Le « TIC-TIC » d’une montre retentit bruyamment dans le bureau, et l’hologramme émet un rire rauque typique des méchants mégalomanes.

« Trop tard, miss Nelkhael. Je vois que, comme prévu, l’intellect humain n’est pas de taille- … »

Profitant de la tirade dans laquelle s’est lancé Ultron, Nel appuie une dernière fois sur la touche “Entrée”, et la dernière barrière tombe. Un « BIP-BIP » se fait entendre, et elle sait qu’elle a réussi, même avec deux seconde de retard.

Je suis de nouveau opérationnel, monsieur. Mademoiselle Nelkhael, je vous suis reconnaissant de m’avoir libéré.

La lueur bleutée de JARVIS refait surface dans le réseau informatique du SHIELD, et Stark active immédiatement son bracelet, appelant son armure.

Ultron continue son discours sans s’interrompre, comme si la victoire retardée de Nel n’avait aucun effet sur lui : « Eh bien, il est temps de payer le prix de votre échec. Une promesse est une promesse … »

L’écran de son ordinateur portable se fige, puis devient entièrement noir, uniquement parsemé de quelques lignes de codes.

« Oh, shit ! » Oh come on ! Not cool, man ! Il lui a fallu au moins six mois avant de retrouver des composants clean après le dernier wipe de 2015 !
Frustrée et dégoûtée, elle tape des deux poings sur le bureau et serre les dents, le tout sous les rires ridiculement théâtraux d’Ultron.

Puis, un « BIIIIP » prolongé provient de son ordinateur. Et soudain, elle se souvient de la sécurité qu’elle a récupéré chez son ami Eliott et installé trois semaines auparavant. « Oh … OH, M*RDE, OH-M*RDE ! »

Elle attrape son sac au pied de sa chaise et, dans un même mouvement, se projette en arrière en serrant son sac contre elle, échappant à peine au souffle de la mini-explosion.
Sa chute au sol lui érafle les coudes, lui provoque des hématomes à au moins trois endroits différents, mais à part ça, elle n’a rien. Elle jette un regard sur le bureau derrière elle, avant de se couvrir le visage une dernière fois lorsqu’un morceau de métal lui érafle la joue.
Bon, elle n’a rien, mais son ordinateur portable et le bel ordi dernier cri de Stark sont un peu à l’état d’épave …

Elle entend : « WATSON ! » et répond immédiatement : « JE VAIS BIEN ! », sa voix légèrement étouffée par le bruit des dernières flammes dévorant les composants électroniques de feu son petit bébé …

Un bruit brutal venant des étages inférieurs la fait sursauter. Le combat fait rage plus bas, et elle se retrouve un peu sans outil de travail …
L’armure d’Iron-Man brise la vitre derrière eux, faisant crier Nel de surprise, et vient s’enrouler autour de Stark comme un pyjama. Il aurait pas pu la garder dans son bureau, pour aller plus vite ?!

Stark lui lance un regard incertain, comme s’il hésitait entre rester pour la protéger, ou rejoindre ses amis pour combattre White Lady.
P*tain, c’est la guerre ici ! J’ai pas signé pour ça !

« Allez-y, je m’occupe du robot ! » lui lance-t-elle, sans pour autant s’en sentir capable. « Fake it ‘till you make it, Nel … » murmure-t-elle alors que Iron-Man passe par la fenêtre en volant, préférant casser des vitres plutôt que de désactiver les protections sur la porte d’entrée.

« Vous êtes si prévisibles … Vous n’avez pas changé depuis que vous m’avez créé, toujours les mêmes tactiques, les mêmes approches. C’est pour cela que vous ne serez jamais gagnants. » L’hologramme vacille et la voix grésille.

Se relevant sous le coup de l’agacement, elle croise mentalement les doigts pour qu’Ultron ne soit qu’un hologramme, et que White Lady n’ait pas réellement libéré le serial killer robotique.

« Oh, vous, fermez-la, vous fatiguez tout le monde avec votre mélodrame et votre complexe d’oedipe inversé ! IL N’EST MÊME PLUS DANS LA PIÈCE, AU CAS OÙ VOUS NE L’AURIEZ PAS REMARQUÉ ! »

Un plan, il me faut un plan … Elle se précipite vers l’ordinateur de Stark, encore intact. La menace d’Ultron ne s'appliquait visiblement qu’à Nel, ou alors l’explosion l’a suffisamment endommagé lorsqu’il était dans les circuits de l’ordinateur portable pour que la séquence prévue pour les réseaux du SHIELD soit effacée. Un plan !

Lors de la chute du SHIELD en 2013, la majorité de ses informations ont fuité sur Internet – geste aimable de miss Natasha Romanov, si les souvenirs de Nel sont bons. De encore, en 2015, quand Ultron a fichu la m*rde sur Internet, Nel se souvient très distinctement avoir cherché l’origine du bug, et être tombée sur le code source de l’IA.
Même si la version se tenant devant elle est une version modifiée, améliorée, et cent fois plus puissante, la mémoire de Nel est infaillible : elle connaît son code source.
Il lui sera bien évidemment impossible de le modifier, Lui, ni même de le mettre hors service, mais son esprit de compétition – couplé de son égo et de son esprit de vengeance, elle ne le niera pas  – ne peut s’empêcher de monter un petit plan pour remettre Ultron à sa place.

« Que faites-vous ? » gronde Ultron, menaçant.

« Visiblement, votre père vous a mal éduqué ! On ne distrait pas les gens quand ils bossent ! » Faites qu’il ne voit pas à travers mon bluff !

Bon, d’après ce qu’elle a pu deviner, Ultron est sur un circuit d’alimentation indépendant de celui de la base du SHIELD. Si elle veut pouvoir agir, il lui faudrait la trouver. Mais elle n’a ni le temps, ni la patience, ni même l’envie de se donner autant de mal. Pour pouvoir l’alimenter, il faut que la source d’électricité soit relativement proche. Le gros problème de la base du SHIELD, c’est qu’elle fonctionne à 60% sur de l’énergie renouvelable cheap, a.k.a. Arc Réacteur.

« Heuuu, monsieur Stark, je sais pas si vous pouvez m’entendre, mais je suis désolée à l’avance pour ce que je vais faire ! » crie-t-elle en espérant – à moitié seulement – que ses paroles passent les portes blindées, les bruits assourdissants de l’alerte intrusion, et arrivent aux oreilles des personnes en train de se battre violemment dans le couloir.

« Pensez-vous vraiment réussir un tour si enfantin ? » gronde de nouveau Ultron, mais comme la fois précédente, elle l’ignore.

You have no power, here … « J’espère pour vous que vous faites des sauvegardes systèmes régulièrement. »

Entrant dans le code de la centrale électrique, elle tape trois lignes, appuie sur “Entrée”, gromelle quand ce qu’elle veut faire ne fonctionne pas, lâche une injure, et essaye quelque chose d’autre.

Mademoiselle Nelkhael, je vous suggère de ne pas mettre votre idée à exécution. Cela pourrait mettre en péril votre sécurité ainsi que celle des occupants de ce bâtiment.

« T’inquiètes, Jay, j’ai pensé à toi. »

Oui, bon, quand Ultron et JARVIS s’allient pour lui dire qu’elle fait une connerie, elle devrait se douter que c’est vraiment une connerie, non ? … Oh, tant pis. Là, ça semble marcher … Elle se propulse en arrière sur la chaise à roulettes, se couvre les oreilles et replis son visage contre ses genoux pour se protéger. Deux, un …

À vingt-sept kilomètres de là, un fusible majeur de la centrale d’alimentation électrique principale de la ville saute, coupant le courant dans la centrale, puis dans le quartier autour, puis dans toute la ville.
La surcharge brusque d’énergie fait vaciller l’hologramme, qui disparaît en même temps que l’ensemble des lumières et des systèmes électriques de la base du SHIELD. Deux coupures en une journée, ça va les rassurer, les employés …

Elle entend un « WATSON ! » étouffé venant du communicateur de JARVIS, mais décide sagement de l’ignorer.

Inconvénient 1 : elle est presque totalement dans le noir, si ce n’est pour la vitre cassée donnant sur le vide infini à sa gauche. Inconvénient 2 : l’ordinateur sur lequel elle travaillait, comme n’importe quel ordinateur, s’est éteint suite à la coupure d’énergie. Mais Avantage 1 : Ultron est temporairement hors service. Avantage 2 : JARVIS est sur un circuit indépendant, rattaché à l’Arc Réacteur et donc protégé de la surcharge d’énergie. Et Avantage Suprême : dans son sac, elle a encore son StarkPhone relié aux satellites de JARVIS.

D’après ce qu’elle a vu plus tôt, il faut environ dix à quinze secondes au système de secours de la base pour se mettre en marche. Son téléphone allumé, elle intercepte un morceau mineur de code utilisé par Ultron pour se projeter en holographique, en supprime un paragraphe et y ajoute une petite ligne de rien du tout. Bouge ton boule, Ultron.

L’instant d’après, tout redémarre, les ordinateurs, les lumières au plafond, l'ascenseur privé, même la machine à café, accompagnés de la douce voix de Benjamin Kowalewicz qui leur crie : « Light, let there be light – Without a shadow of doubt ! »

L’hologramme d’Ultron se stabilise, et l’IA démoniaque émet de nouveau un rire dédaigneux. Nel s’attend presque à l’entendre dire « Pauvres mortels, vous n’êtes rien face à ma puissance ! », mais sa réaction est cent fois plus hilarante lorsqu’il se rend compte de sa nouvelle tenue, et que sa voix s’étouffe d’elle-même, comme s’il lui avait été physiquement possible de s’étouffer avec sa propre salive virtuelle.

À la place d’un corps robotique, une seule image en 2D tourne lentement sur elle-même. La même image est projetée sur l’ensemble des écrans d’ordinateurs, de surveillance, de télévision à travers les cinq derniers étages de la base :


« We will fight tooth and nail, – Until salvation is found ! » reprend Benjamin, alors que Nel cherche les données sur le serveur du SHIELD.

« Ah … Oui, évidemment. Bravo, Nel. »

Son petit tour n’a pas suffi à empêcher la destruction des données top-secrètes par le virus envoyé par White Lady. Quelques dossiers sensibles du SHIELD semblent avoir disparus, aussi – non pas qu’elle les ai lu, ou même qu’elle soit au courant de leur existence. Parce que, juste pour être clairs, elle ne l’est pas. Au courant.

« Heuuuum. Jay ? Ils s’en sortent comment dehors ? » demande-t-elle, hésitante et penaude.

Quoi ?! Officiellement, elle a échoué dans sa mission ! Elle devait récupérer des données sensibles, les décrypter et les donner au SHIELD sans y jeter un coup d’oeil ! Les données ont disparu des serveurs du SHIELD, donc elle a échoué !
Bon, après, ils ne sont pas obligés de savoir qu’elle a copié toutes les données sur sa clé, hein. Ça reste entre nous ?


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MessageSujet: Re: Hello darling, you want to play a game ?   Sam 5 Nov - 17:08


Tombant sur le sol, Karen était à court d'options, s'occuper de Hawkeye était une chose, après tout, il était à sa portée, mais le facteur Captain America était bien plus problématique. Elle avait beau être rapide, le héros avait un talent fou pour prévoir ses mouvements et pourtant elle variait ses attaques ! Elle aurait pu tenter des techniques plus vicieuses, elle aurait pu ainsi le toucher, mais elles n'avaient qu'un seul but : la mort de sa cible. Si elle n'excluait pas de tuer un agent du SHIELD, Cap' restait un héros et même à ses yeux. Et même si ce n'était pas le cas, elle avait promis à Nel' de ne tuer personne, certaines promesses sont parfois difficiles à tenir. Dans tous les cas, elle doutait pouvoir éliminer cette fichue légende, avec son pouvoir de régénération sur la durée, à part en touchant ses points vitaux, le décapitant ou toute autre recette meurtrière du genre. Pourtant, il se contentait de parer ses attaques et de la repousser avec son bouclier, c'était comme si il ne voulait pas la blesser. Il ne combattait vraiment pas sérieusement et cela blessait fortement son ego, à défaut de subir des blessures physiques. Rangeant son épée, elle soupira, se relevant avec difficulté en fixant l'Avengers.

- Pourquoi retenir vos coups Cap' ?

La décharge d'Hawkeye l'avait beaucoup trop fragilisée, elle avait de plus en plus de mal à bouger, au point où ce fut son adversaire qui l'aida à se tenir debout, sous son incompréhension la plus totale.

- Car vous n'êtes pas notre ennemie, HYDRA n'aurait jamais pris la peine de neutraliser tous les agents que vous avez mis au tapis. En vous regardant, je ne peux m'empêcher de penser à un de mes amis.

Bouche bée, l'assassin fut incapable de parler durant un moment, avant de se mettre à sourire en comprenant le sens de ses mots. Sa mission risquait fort d'être un échec, sauf si Ultron avait fait son travail correctement. Elle n'était pas prête à affronter les Avengers, pas toute seule et clairement pas avec cet équipement. Un petit passage à la R&D du DEO s'imposait, même si elle risquait de fortement souffrir par toutes ces modifications. Son visage pourtant si dur ou moqueur, se fit relativement doux. En lui répondant, elle risquait de se dévoiler, mais peu importe, il aurait été stupide de jouer l'assassin froid en cet instant précis.

- Bucky va bien ?

Hochant la tête, Captain America lui adressa un sourire, ayant visiblement vu juste sur l'albinos, il était frustrant de voir à quel point il avait compris la situation. Hawkeye se rapprocha, ayant réparé son arc depuis le dernier tir de Karen.

- Tu n'avais aucune chance White, pourquoi venir ?

Le regardant avec gravité, Karen s'éloigna des Avengers de quelques pas, posant sa main sur son réacteur ARK, ce dernier semblant surcharger à son contact, faisant se mettre en garde Captain America.

- Car personne ne doit mettre la main sur ces recherches et surtout pas le SHIELD.

Grimaçant, elle ne pourrait plus tenir très longtemps, elle devait trouver un plan radical pour se débarrasser d'eux et rapidement. Sortant un pistolet, elle y ajouta un chargeur rempli de balles bleutées, armant son arme au moment même où une fenêtre se brisa, Iron Man arrivant pour mettre fin aux hostilités. Ses chances étaient réellement de 0%, impossibilité de victoire contre ces trois adversaires, sans parler de Jarvis qui venait de faire son grand retour.

- Rendez vous, je ne le répéterais pas.

Ricanant, Karen utilisa sa vitesse pour envoyer un explosif sur la porte de l’ascenseur sans que les Avengers ne purent réagir, sans pour autant l'activer, pointant ensuite son arme en direction du milliardaire.

- Désolé Stark, mais c'est hors de question.

Mettant son gant en avant, Iron Man se préparait à envoyer une dose suffisamment forte pour endommager l'armure, ayant analysé le matériau en chemin. Il doutait qu'une balle pourrait lui faire quoi que ce soit, mais il ne pouvait ignorer une personne qu'il soupçonnait de travailler pour Hydra.

- Vous ne gagnerez pas.

Souriant, Karen répondit avec une certaine malice à l'attention de cette personne qui était considéré par beaucoup comme un héros. Pour elle, disons que c'était plus compliqué, elle respectait ses actes, bien qu'il ait mis de nombreuses vies en danger avec Ultron, sans parler de ses créations militaires à une époque. Le gros problème étant surtout du fait qu'il s'agissait d'un des plus hauts gradés du Shield, il pouvait le changer ou continuer sur cette voie, elle ne pouvait donc pas lui faire confiance.

- Cela n'a jamais été mon intention, messieurs, si vous voulez bien m'excuser.

L'explosif s'activa, tandis que de multiples petites billes sortirent de l'armure, se brisant et créant un nuage bleu, tandis qu'un masque respiratoire venait d'apparaître sur Karen. Iron Man fut bien entendu protégé, mais Captain America et Hawkeye ne tardèrent pas à tomber. Elle vida ensuite son chargeur sur l'armure, qui tomba sur le sol, Stark ne comprenant que trop tard ce qui venait de se passer. L'impact des balles venait de créer un léger choc IEM, paralysant totalement ses systèmes, chaque balle aggravant bien entendu l'état des systèmes électriques, bien qu'il ne faudrait que quelques minutes pour tout réparer. Jetant son arme au sol, elle se précipita dans la cage d’ascenseur, sortit sa lame et coupa le câble. Entraînée par le poids, elle atteignit rapidement l'étage où se trouvait Nel'. Mettant sa main sur son réacteur ARK, elle créa une dernière dose de surcharge. Gardant son épée en main, elle sauta sur un mur et en prenant appuis, se jeta contre la porte d’ascenseur, la découpant de justesse, avant de rouler et de s'écraser contre le bureau en gémissant de douleur. Cette armure n'est pas faite pour encaisser bordel !

- Belle entrée en scène mademoiselle.

Parlant avec difficulté, ayant eu le souffle coupé sous le choc, l'albinos répondit à la politesse surprenante de Jarvis.

- Merci...on me le dit souvent !

Se relevant avec difficulté, elle remarqua de nombreuses décharges sur son armure, visiblement très endommagée. Elle jeta un coup d’œil à la hackeuse, observant l'état de son ordinateur, ainsi que les blessures légères présentes sur le corps de Nel. Furieuse, elle haussa néanmoins un sourcil devant la forme d'Ultron. Juste retour des choses.

- Dis donc mon grand, tu as fait exploser son ordinateur ? Sérieusement ?!

Aucune réponse, il semblait incapable de parler au vu de son humiliation, que cela ne tienne. Posant sa main sur l'interface où était l'intelligence artificielle, cette dernière fut comme absorbée.

- On en reparlera Ultron, crois moi...Belles fesses sinon.

L'ascenseur principal s'ouvrit, laissant entrer les trois avengers de tout à l'heure, ainsi que Leopold Fitz, ce qui expliquait comment ils avaient pu sortir du gaz aussi rapidement. Une petite modification de la substance du night night gun, mais le scientifique avait du trouver un moyen d'inverser les effets. A n'en pas douter, Johnson et ses Inhumains allaient débarquer, ainsi que Basilisk, le moment de filer. Criant sous la surprise, elle entendit une voix hurler dans son implant auditif.

- Fais l'oiseau ma poulette, j'arrive !

Soupirant, Karen eut juste le temps de lancer un "pas possible ce type" et de sauter à travers la fenêtre, qu'un hélico fit son apparition, avec aux commandes, un homme en rouge, deux katanas dans le dos, un clown bien connu du milieu, j'ai nommé, le seul, l'unique, le séduisant : Deadpool ! Maintenant je peux arrêter de lire ce texte. L'albinos attrapa au vol une échelle et rejoignit le mercenaire.

- Service de récupération d'urgence Deadpool, merci d'avoir choisi notre service pour les demoiselles en détresse, n'oubliez pas de remercier...

Posant son dernier pistolet sur la tempe du mercenaire, Karen soupira.

- Ferme là et vole !

Appuyant sur un bouton, Deadpool fit fonctionner les immenses hauts parleurs qu'il avait accroché dans l'espace passager, passant Shoot to Thrill d'AC/DC, faisant un signe de la main en forme de pistolet à Iron Man, puis partit à toute vitesse dans un bruyant Rock'n roll baby !

---

Après avoir versé ce qu'elle devait au mercenaire, Karen avait enfin pu se débarrasser de ce pot de colle, elle l'avait contacté dés le début de la mission, s'organisant ainsi sa propre extraction. Bien que cela voulait dire qu'elle devait une fois encore repousser ses avances foireuses, cela devenait presque un running gag à force. Se laissant tomber sur le lit d'une de ses planques, elle venait de jeter son armure négligemment sur le sol. Il fallait qu'elle améliore sa gamme technologique, elle devait pouvoir s'en sortir sans aide, c'était indispensable. Car bon, comme Deus Ex Machina, on avait vu mieux que Deadpool...

Peu de temps après, elle reçut un appel dans son implant auditif, venant tout droit de Nel, qui prenait une voix relativement sérieuse.

- J'ai besoin de savoir une chose : es-tu avec Hydra ?

Les flashs revinrent à toute vitesse, des images qu'elle avait tout fait pour oublier, une larme coulant le long de sa joue. Reniflant, elle essuya ses larmes, répondant tout de même tristement à celle qu'elle appréciait tant.

- Non. Vraiment pas...Désolé pour tout ce bordel, ces données sont...douloureuses...et beaucoup trop dangereuses. Je t'ai laissé un cadeau dans un box, je t'envoie l'adresse. Tarde pas trop, ça ne se garde pas longtemps. On tachera de faire une activité avec un peu moins d'adrénaline la prochaine fois promis.

---

Déposant deux sacs, Bones soupira en repensant à cette mission, White Lady était beaucoup trop imprudente quand Nelkhael était impliquée. Il devrait songer à s'assurer que rien ne lui arrive, sinon son agent deviendrait incontrôlable. N'empêche, appeler son boss pour lui demander d'acheter des sushis et d'offrir du matériel informatique expérimental de sa propre organisation pour construire un nouvel ordinateur...Cette gamine avait du cran. Fermant le box, le directeur du DEO alluma son cigare, pensif.


- Nelkhael hein ? Une visite s'impose !

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Nelkhael
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MessageSujet: Re: Hello darling, you want to play a game ?   Ven 9 Déc - 15:32




Un bruit d’explosion retentit dans la cage d'ascenseur privé, et Nel s’en éloigna brusquement en se traînant en arrière, toujours au sol.

Je détecte une intrusion. Votre ... “amie” est sur le point d’arriver. Je me dois d’enclencher la procédure « Lockdown ».

« Merci pour ta diplomatie et ton choix de mots, Jay, » lâche-t-elle en fixant avec inquiétude les portes métallisées de l’ascenseur privé.

Plus loin à sa gauche, elle voit soudain les écrans s’éteindre, l’ordinateur de Stark disparaître - Ah, c’est vrai, hologramme … - et les quelques placards se verrouiller avec des rideaux de métal. Les lumières de toute la pièces sont alors éteintes et remplacées par des néons rouges clignotant à intervalles réguliers. Typique des alertes intrusion, je suppose ?

Un nouveau bruit se fait entendre dans la cage d’ascenseur, et Nel envisage sérieusement de chercher un accès escalier avant que la demoiselle en armure badass se décide à franchir les portes blindées.

Une lame transperce brusquement les portes en question, arrachant un cri de surprise à Nelkhael qui recule plus encore.

L’ascenseur privé est hors service, fait JARVIS d’un ton parfaitement égal.

Sans déconner ?!

Une forme noire transperce les portes et se rattrape en quelques roulades au bureau situé pile en face. Un gémissement de douleur provient de la dire-forme, et ce n’est que grâce au commentaire sarcastique de JARVIS - Belle entrée en scène mademoiselle - que Nelkhael comprend à qui appartient l’armure en train de se relever péniblement.

« Merci … On me le dit souvent ! »

Oh, oui, c’est définitivement sa voix …

Les cheveux blancs immaculés de « Karen » lui font froncer les sourcils (mentalement, car en toute honnêteté, elle est un peu trop effrayée/surprise pour que les expressions de son visage suivent celles de son cerveau). Elle se souvient vaguement d’une telle couleur lors de leur toute première rencontre, chez Mavin. Mais elle ne correspond ni à la bombe en robe courte qu’elle a rencontré dans le bureau de leur employeur, ni à la prof’ sexy avec qui elle a bu un verre à Chicago … Une teinture ? Non, la longueur a changé. Des perruques ? Il lui est assez difficile de lier la jeune femme charmante sur qui elle a flashé, et cette armure de guerre qui vient de faire face à trois des plus grands super-héros du SHIELD et de détruire les portes d’un ascenseur blindé …

Mais comme d’habitude, son cerveau reste bloqué sur des détails, noyé sous les souvenirs qui ne s’effacent jamais, et elle sursaute de surprise (et, avouons-le, un peu de peur) lorsque le regard de Karen se pose sur elle.

Toujours au sol, Nel lui offre un sourire maladroit (entre hésitation, peur et stupidité, sans doutes) ainsi qu’une petit geste de la main.

« Heu … Salut ? Me tue pas, s’te plait ? »

Mais si Karen lui répond par un sourire doux - ... attendri ?? Comment peut-elle être attendrie dans un tel moment ?! - elle se tourne vite vers son programme psychopathe et mégalomane et se met - scène surréaliste au possible - à l’engueuler, avant de le faire disparaître d’un mouvement de la main.

« Oh. Ça marchait comme ça aussi ? » pense-t-elle, avant de se rendre compte qu’elle l’a dit à voix haute.

Avant que les deux jeunes femmes n’aient eu le temps d’échanger une parole, les portes de l’ascenseur principal - Oh, y en a un autre ? - s’ouvrent pour laisser passer trois des plus grandes figures des Avengers, ainsi qu’un petit gars à lunettes que Nel reconnaît, après quelques secondes, comme étant Leopold Fitz, nulle autre que LE génie scientifique du SHIELD. Oh, dear … Trop de fangirlism va finir par me tuer.

Un cri de Karen fit de nouveau sursauter Nel, qui regarda avec horreur la jeune femme - Sa … quoi ? Petite-amie ? Prétendante ? Crush ? - courir vers le trou béant dans la baie-vitrée, et sauter par la fenêtre.

« NON ! » a-t-elle le temps de crier, toujours au sol.

Son coeur a un sursaut en voyant Karen accrochée à une échelle d’hélicoptère, et elle pousse un soupire rassuré, avant d’écarquiller de nouveau les yeux lorsque la silhouette pilotant l’hélicoptère s’agite avec de grands signes des mains.

« Service de récupération d'urgence Deadpool, merci d'avoir choisi notre service pour les demoiselles en détresse … »

Mais déjà l’appareil s’éloigne, et les paroles du mercenaire tristement célèbre se perdent dans le vent.

« Raaah, Wade ! Je tiendrais ce merc’, un jour ! » fait une voix juste derrière elle, et elle manque de se cogner aux jambes de Tony Stark en se retournant brusquement.

L’armure d’Iron-Man se résorbe petit à petit, retournant à l’état de valise - Sérieusement, une valise ? - alors que l’homme s’éloigne d’elle vers le fond de la salle, suivi par Fitz. « JARVIS, désactive le protocole « Lockdown ». »

La bouche entrouverte, le regard hagard et encore choquée des événements, Nel balaye la salle à moitié détruite des yeux. Au fond, à côté de l’ordinateur holographique de Stark qui semble avoir réapparu, les deux génies de la science se concertent et examinent les dégâts.

« Vos systèmes sont un peu bousillés, Stark, » fait Fitz avec une moue embêtée.

« Mode « Analysis », quels sont les dégâts ? »

Mode Analysis enclenché.

Près de l’ascenseur, les bras croisés sur le torse en une pose évidente de boudage, Hawkeye, Clint Barton (Quoi ? Ce sont des données publiques, maintenant !), bougonne : « Toujours à nous mettre des bâtons dans les roues … Même quand il veut aider, il nous complique juste la tâche ! Il s’est prit trop de balles dans la tête, celui-là ! »

Une main entre alors dans son champs de vision, puis un bras puissant, un torse moulé dans un uniforme trop petit, et enfin deux yeux bleu turquoise sous des mèches blondes au brushing impeccable.

« Vous allez bien mademoiselle ? » lui demande Captain America, Steve Rogers en personne. (Quoi ? Y a un musée à son effigie ! C’est de notoriété publique !)

Hésitante, elle prend la main tendue vers elle, et le super-soldat l’aide à se relever sans aucune difficulté - Il désintègre tous les complexes liés au poids, lui.
Encore sous le choc des événements qui viennent de se dérouler, Nel est à moitié éblouie par la politesse, la sexytude et l’inquiétude sincère dans les yeux de Rogers. Une douleur sourde dans son bras gauche et sur sa joue lui font légèrement froncer les sourcils, comme si l’information avait du mal à atteindre son cerveau …
Plus loin, les voix de Fitz et de Stark continuent de résonner dans la pièce, alors que Barton a cessé de bougonner pour inspecter son arc.

« Là, en troisième ligne. Elle a bypassé les codes de sécurité. »

« Ca va, j’avais fais une sauvegarde générale juste avant son arrivée- »

« Hu-oh. Les données ont été effacées, Stark. »

Son cerveau se remet brusquement en route. Les données. La mission. Le contrat. Ok. Tout est en place. On est bon. C’est reparti, Nel, reprends-toi.

« Fuck. » fait Stark en passant une main fatiguée sur son visage.

À ses côtés, Rogers la prend délicatement par le coude : « Oh, vous êtes blessée … » Mais Nel réagit brusquement en se dégageant de son emprise. « ’Me touchez pas. »

Elle traverse la pièce en deux enjambées, récupère son sac toujours au sol, passe la bandoulière sur son épaule, et ramasse sa veste à moitié déchirée par les bouts de métaux projetés par l’explosion de son ordinateur.

« Watson ? »

La colère commence à lui monter aux yeux.
Elle enfourne son ordinateur portable bousillé dans son sac - Hors de question de laisser des composants derrière. - et s’apprête à franchir les portes de l’ascenseur sans un mot. Mais Stark la retient soudain par le coude - Ouch. - le même coude qu’elle s’est probablement luxé dans sa chute.

« Attendez, Watson, il faut encore- »

« Fermez-la et laissez-moi partir ! » lâche-t-elle, acide, en se dégageant de nouveau. Du coin de l’oeil, elle voit Barton et Rogers se rapprocher subtilement d’elle, alors que Fitz lui jette un coup d’oeil curieux. « J’ai fais plus que mon boulot, alors foutez-moi la paix ! »

« Vous allez pas partir comme ça- »

« Watch me ! » Mais bien évidemment, l’ascenseur ne répond pas à son appel.

Frustrée, la peur et la colère s'accumulant, elle se tourne de nouveau vers Tony Stark, tentant au mieux de cacher les tremblements de ses mains en les serrant autour de la lanière de son sac, et priant que le maquillage ne coule pas sous les quelques larmes qui menacent de s’échapper de ses yeux.

« Je suis venue pour une simple récupération d’informations, » lui crie-t-elle presque, « et vous mettez ma vie en danger en m’exposant à des organisations criminelles ! Ca fait déjà deux fois en moins de trois mois, je commence à en avoir franchement assez ! »

Barton fait une moue surprise, toujours adossé au mur près de l'ascenseur. La lumière se fait dans le regard de Rogers, comme s’il comprenait la situation, et après un coup d'oeil furieux à Stark, il la fixe avec un aire de chiot laissé seul sous la pluie. Fitz semble soudain intéressé, comme si elle n’était qu’une souris de laboratoire qui montrait des comportements inhabituels. Et Stark …
Stark la fixe droit dans les yeux, surpris, les lèvres entrouvertes en une tentative vaine de se trouver une excuse.

« Mon boulot, c’est d’être derrière des ordinateurs, de préférence chez moi, en slip avec un paquet de chips à la main ! Pas de risquer ma vie à chaque fois que je mets un pied dehors ! Je suis pas JARVIS, ou FRIDAY, ou même l’Overwatch de Star City ! Je suis pas là pour vous guider en plein combat ! »

« Vous vous êtes pourtant très bien débrouillée, » lui dit alors Fitz avec un léger sourire. « Sans votre intervention, il est possible qu’on ait pu perdre JARVIS. »

Fuck this. Elle n’a qu’une idée : sortir d’ici.

« De toute évidence, la mission est un échec, les données ont été détruites. Gardez votre fric, j’en veux pas. »

« Watson … » la retient une fois encore Stark.

« Écoutez, même si les données ont été supprimées, vous avez fait du bon boulot. Vous serez payée. Profitez-en, maintenant qu’on est une organisation internationale, on a les moyens. Et puis prenez au moins ça. Celui que vous avez est totalement obsolète. »

Il lui tend alors un StarkPhone dernière génération. Nel se retient de justesse d’écarquiller les yeux. Elle est presque sûre que ce modèle n’est pas encore sur le marché. Il essaie de m’acheter l’enfoiré. C’est bas.

Elle le lui arrache presque des mains, avant de lâcher : « Oubliez mon numéro, je serais pas payée pour risquer ma peau. »

JARVIS ouvre alors l’ascenseur pour elle, et elle entre dans la cabine sur des jambes légèrement tremblotantes. Les visages de Stark, Fitz et Rogers disparaissent lorsque les portes se ferment, et Nel s’appuie contre la paroi du fond en retenant un sanglot de soulagement.

Elle n’a que le temps que l’ascenseur arrive au rez-de-chaussée pour se reprendre. Dans le hall, c’est la panique. Des agents courent partout, certains soutiennent des blessés, d’autres évaluent les dégâts matériels …
Elle parvient à sortir sans que personne ne l’intercepte.

Devant l’immense bâtiment du QG du SHIELD, une voiture noire l’attend, avec un chauffeur qui lui offre un sourire poli avant de lui ouvrir la portière de la banquette arrière. Intérieur cuir, vitres teintées … Elle se sentirait presque importante, si elle n’était pas aussi terrifiée.

Car Nel n’est pas idiote.

Elle sait qu’ils la suivent depuis déjà longtemps. Ils ont tenté de la contacter plusieurs fois. Depuis des mois. Qui sait, peut-être qu’ils ont réussi à avoir accès à ses données. Ils doivent déjà avoir démonté la moitié de ses mensonges et de ses faux papiers. Merde. Merde-merde-merde !

« Vous pouvez me déposer là, » dit-elle au chauffeur lorsqu’il s’arrête à un feu rouge.

« Vous êtes sûre ? Mais … »

« Oui, c’est bon, merci ! » Et sans attendre sa réponse, elle ouvre la portière et part en courant, évitant de justesse une voiture en circulation.

Trois rues plus loin, elle hèle un taxi jaune, qui la dépose cinq rues plus loin. Là, elle en prend un autre, et lui fait faire demi-tour. S’ils la suivent, elle a peut-être une chance de les perdre …

Après trois changements, elle arrive enfin à son hôtel. Immédiatement, elle appelle un hôtel à l’autre bout de la ville (« Ici Charleen, en quoi puis-je vous aider ? ») et réserve une chambre pour le soir-même au nom de Léonore Queen, une identité qu’elle n’a encore jamais utilisé. Entrant dans sa chambre d’hôtel, elle fait immédiatement ses bagages, puis libère la chambre à la réception.
Dans un bar à deux rues de là, elle change d’identité dans les sanitaires, remplaçant perruque, lentilles, vêtements, maquillage … Immédiatement après, elle hèle un nouveau taxi pour la conduire jusqu’au nouvel hôtel.

Alors qu’elle entre dans sa nouvelle chambre qu’elle ferme immédiatement à clé, laissant tomber son gros sac de voyage au son, laissant sa valise au milieu du passage, et balançant son sac en bandoulière sur le lit moelleux, elle se laisse enfin glisser contre la porte, les genoux relevés et la tête dans les bras.

Il lui faudra supprimer ses identités fictives. Revoir ses « faux » documents. Peut-être prendre un nouveau pseudo ?

Le stress retombe, la panique s’estompe peu à peu, et la peur latente qui la motivait jusqu’alors prend le dessus. Les larmes montent, et elle les laisse échapper sans tenter de les retenir.




Toutes les lumières de la chambre sont éteintes. la seule lueur provient d’un écran d’ordinateur cheap, acheté au black quelques heures avant, en dépannage de feu son petit bébé.
Le radio-réveil standardisé à toutes les chambres d’hôtel indique qu'il est un peu plus de trois heures du matin, le 11 Juin 2017.

Assise en tailleur sur la chaise de bureau, tapant régulièrement sur le clavier rétroéclairé, Nelkhael est au naturel. Cheveux courts noirs, yeux bleus turquoises, aucun maquillage, en pyjama … Elle pioche machinalement dans le paquet de chips à sa gauche, et le bruit de craquement résonne en rythme avec les touches qui s’activent.

À sa droite, sur le bureau, le StarkPhone dernière génération offert par Stark trône, entièrement démonté, ses composants électroniques à l’air libre, la puce GPS écrasée quelques centimètres plus loin.

Un bruit de connexion vient troubler le quasi-silence. Un nouveau message.

Skye : Hey Nel, tout baigne ?

Oh, Skye … Étant en contact avec la majorité des “grands” du Net, Nelkhael a rencontré dès ses premières années de hacking son “amie” Skye, dont, par mesure de sécurité, elle ne connait ni le vrai nom, ni le visage, ni même le son de la voix. Mais elles se sont entraidées plusieurs fois, et Nel sait qu’elle peut compter sur elle.

Nelkhael : Non. j’me suis mis dans une merde noire. Faut que je disparaisse quelques mois.
Skye : Ah merde. Besoin d’aide ?
Nelkhael : Nan, ça ira. J’vais me démerder. Merci Skye.
Nelkhael est déconnecté.

Un soupir plus tard, elle laisse son regard traîner dans la chambre d’hôtel, avant qu’il ne se pose sur son sac en bandoulière, vautré sur son lit.
Récupérant la clé étiquetée “Nelkhael” qu’elle avait précieusement gardé, Nel la branche sur l’ordinateur cheap.
Les données volées à Hydra apparaissent sur son écran, et elle sourit. Échec de la mission, hein … Cette clé est son petit bijou personnel. Elle lui permet de copier tout ce qu’elle désire, sans jamais rien effacer, grâce à un programme de compression de son fait.
Elle parcourt quelques instants les dossiers, les noms et chiffres ne lui disant strictement rien. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur un nom bien connu, et que son coeur ne rate un battement … avant de s’accélérer brusquement.

« Merde … »

Prenant brusquement son téléphone en main - l’ancien, pas le nouveau - elle appelle le numéro crypté que Karen utilise habituellement pour la contacter. Cela fait quelques jours déjà qu’elle a réussi à retracer la communication vers le portable de la “jolie dame”, mais l’appel de cet après-midi n’a fait que confirmer qu’elle avait bien réussi.

Après deux sonneries, Karen répond. Et sans même la saluer, Nel lui dit : « J'ai besoin de savoir une chose : es-tu avec Hydra ? »

Un silence lui répond. La hackeuse ferme un instant les yeux de dépit, pensant que le silence confirme ses craintes, avant qu’un léger sanglot ne passe le haut-parleur de son téléphone. Mince, mais bien là.

« Je ne veux pas d’explications, » reprend-elle, plus doucement. « Je veux juste une réponse simple. Es-tu avec HYDRA ? »

Et cette fois-ci, Karen répond.

« Non. Vraiment pas … Désolé pour tout ce bordel, ces données sont … douloureuses … et beaucoup trop dangereuses. »

Le soulagement prend Nelkhael et elle lâche un soupir un peu tremblotant.

« Je t'ai laissé un cadeau dans un box, je t'envoie l'adresse. Tarde pas trop, ça ne se garde pas longtemps. » Quoi ?! « On tachera de faire une activité avec un peu moins d'adrénaline la prochaine fois, promis. »

« Ok. Ok … Merci, je suppose. Et … Désolée pour aujourd’hui. » Elle prend une nouvelle inspiration. « Bonne nuit, Karen. »

Raccrochant, Nel supprime le dossier « White Lady » sans même l’ouvrir, puis crypte l’ensemble des données, avant d’envoyer le tout à l’adresse mail personnelle de Stark. Après avoir été sans ses systèmes protégés, elle a au moins acquis quelques informations intéressantes …

Un petit mot accompagne le mail : Joyeux Kamehameha Day, il parait que le temps est super à Hawaï.


Un léger bonnet gris sur le crâne lui tombant sur les yeux, une petite veste en cuir sans manches par dessus un débardeur blanc, un jeans au bleu délavé et des baskets noires un peu usées … La jeune femme, sans aucun déguisement, entre dans la gare de bus indiquée par sa “petite-amie”. Définitivement.

Elle regarde à droite, à gauche, mais à cette heure-ci, personne n’est encore levé - ou couché, pour les fêtards du samedi soir.
Elle se dirige vers les box, compose le code donné par Karen, et l’ouvre avec prudence.

À l’intérieur : deux sacs noirs en tissu, de toute évidence de grande qualité.
En ouvrant le premier, elle manque de pousser un cri d'excitation. Du matériel informatique, des composants, même un écran dernière génération … Nel reconnaît vaguement la technologie étrange du téléphone portable que Karen lui avait montré, à Chicago. Un sourire apparaît sur son visage.
C’est en ouvrant le second sac qu’elle éclate sincèrement de rire, heureuse et attendrie par l’attention de Karen. Un plateau de sushi d’un restaurant particulièrement côté trône au fond du sac, avec quelques boites blanches contenant sans nul doute des accompagnements.

Plus tard, assise sur le mini-balcon de sa chambre d’hôtel, admirant l’immense ville de Washington au réveil un dimanche matin, une paire de baguette dans une main et les joues gonflées de sushi, Nel envoie un texto à sa bienfaitrice : Je vais finir par comprendre d’où tu viens, si tu continues à me donner autant d’indices … Merci pour le nouvel ordi. Idem pour le repas. Sois sûre que je le savoure Wink !

Derrière elle, la voix grave de Candace Kucsulain chante : « Oh mother, tell your children, Not to do what I have done … Spend your lives in sin and misery, In the "House of the Rising Sun" … »

Et malgré la panique de la journée, malgré la peur, malgré les risques que ses actions impliquent, elle pense : Ok. J’ai fais le bon choix.
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