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 Take my call if you wanna live

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Nelkhael
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MessageSujet: Take my call if you wanna live   Mer 25 Mai - 18:31





La musique retentit soudain dans la chambre sombre, tirant un grognement à la silhouette entièrement cachée sous les draps blancs. Une main sort de sous la couette, cherchant à tâtons le téléphone coupable du réveil brutal, probablement posé sur la table de nuit.

Probablement.

Agacée, la forme rabat violemment le draps, et la jeune femme aux cheveux courts en pétard entrouvre un oeil assassin, dirigé vers le StarkPhone posé sur le bureau, à l’autre bout de la pièce.

« Sale traitre, » lâche-t-elle d’une voix rendue roque par le sommeil.

Soufflant d’agacement, elle se redresse sur les oreillers et s’étire, avant de pousser un soupire confortable lorsque son épaule droite craque bruyamment.
Mais la voix criarde de Brian Johnson, particulièrement désagréable au réveil, l’empêche de se rendormir, et elle se décide enfin à se lever avec un grognement de mécontentement.

« Ça va, Brian, ça va. J’arrive, t’emballe pas, » dit-elle à l’appareil, qui lui répond agressivement : « I'm just makin' my play, don't try to push your luck, just get out of my way ! »

La musique s'interrompt, et la jeune femme s’étire de nouveau, avant d’ouvrir en grand les rideaux de la chambre d'hôtel. Le soleil inonde la pièce par la grande fenêtre vitrée, et elle sourit face au beau temps qui l’attend.
Son regard se porte machinalement sur l’immeuble d’en face, avant de se figer.
Deux étages plus haut, un vieillard à moustache qui arrosait les plantes à son balcon est également figé, les yeux écarquillés derrière ses lunettes rondes et fixés sur elle. Enfin, sur ses seins.

« Oh merde ! » s’écrie-elle en faisant un bond en arrière, se souvenant seulement qu’elle ne porte qu’un slip.

Sa journée est lancée.

Elle rallume la musique, Brian lui criant à la figure « I'm back ! », puis attrape un t-shirt noir et un slip propre à la volée, avant de filer dans la salle de bain attenante.



11:35, heure réglementaire de la Bouffe ; la jeune femme, toujours uniquement vétue d’un slip et d’un t-shirt noirs, est avachie sur un fauteuil à roulettes, jambes croisées à l’indienne, une main dans un paquet de chips et l’autre sur la souris de son ordinateur.

« Mouais … Mouais … Nan, ça c’est chiant, » fait-elle en suivant des yeux les mails défiler à l’écran, avant de porter une chips à sa bouche. « Ah, voilà, “Gensy - infiltration”. »

La chips craque sous ses dents alors qu’elle ouvre le message.

« Marvin Willcotts, enchantée, monsieur le patron de multinationale, » marmonne-t-elle toute seule, ou à son ordinateur, ou à Brian qui lui dit machinalement Broke all the rules, played all the fools » et à qui elle répond simplement « Tu l’as dis, mon vieux. »

Deux clics, trois mots tapés au clavier, et elle apprends que Marvin Willcotts, patron de l’entreprise multinationale « Gensy », est un homme dans la quarantaine, taille moyenne, brun aux yeux verts - « Oh, salut, toi ~ ! » - marié à Sandra, avec trois enfants (Kevin, Clington et Murphy) - « Ugh- Non, en fait. », qui vont tous à la meilleure école de New York, sauf pour l’aîné, qui est au collège.
Sandra est femme au foyer, pas de surprise là-dedans avec un mari pareil, ils ont une femme de ménage et une nounou pour les gosses le week-end - « Soit pour des séjours osés en amoureux, soit pour de la magouille … Oh, bingo ! Séjours osés pour Sandy et magouille pour Marv’ ! » sourit-elle quand quelques factures s’affichent à l’écran.

Marvin Willcotts veut saboter une entreprise concurrente, « Sarway Corp ». « C’est quoi, de la finance ? … Oh non, mieux, de l’immobilier ! » Les deux entreprises sont rivales depuis plusieurs années déjà, et apparemment Sarway Corp marche un peu trop sur les pieds de Gensy … Marvin veut la saboter, et supprimer toute leur base de données, leurs contacts clients, leurs contacts avec les sous-traitants, etc. « Voyons voyons, c’est pas très gentil ça Marvin … » Un petit virus suffira.

Problème : toutes ces informations ne sont pas sur le serveur de l’entreprise, mais sur une base de données interne inaccessible par les voies informatiques habituelles. Donc elle ne peut pas agir depuis chez elle, il faut qu'elle s'infiltre et accède au réseau interne. « Ça, ça va te coûter un bras mon pote. »

Une recherche succincte sur Sarway lui indique le nom du patron, le résumé de sa vie (« HAHAHA- Gogo-boy à l’université ?? C’est comme ça que t’as financé tes études Greg ?! »), la liste d’une partie des employés, mais rien de suspect au premier abord.
Juste deux entreprises qui se foutent sur la gueule et emploient des gens comme elle pour porter les coups. Des défis comme au Moyen-âge, sérieusement ! « Je suis quoi, moi, un gant ? »

Elle s'apprête à entrer un peu plus dans les détails, quand le bruit distinctif d’un nouveau mail la distrait.

« Chut, Brian, tu me déconcentres, » dit-elle au StarkPhone qui crie « She was a fast machine, She kept her motor clean » à côté d’elle.

Mince, elle connaît ce client. Même si ce n’est pas la même que les fois précédentes (ça n’a jamais été la même), elle reconnaît la signature. C’est leur septième demande de contrat en deux ans, ce qui est à la fois flatteur et assez inquiétant. Généralement, ses clients n’ont plus besoin d’elle quand elle a fini. Sinon, c’est qu’elle a mal fait son job.
Ou qu’ils ont trop de problèmes pour elle. Elle est hackeuse, pas psy’, merde !

Elle fronce les sourcils en lisant le contenu.
Les six dernières demandes étaient des contrats incognitos. Pourquoi avoir besoin d’un contrat à visage découvert tout à coup ?

Un truc est louche dans cette histoire. Elle aurait dû se méfier plus tôt, mais comme elle n’a jamais eu à montrer sa tête, elle n’a jamais fais plus attention que ça.

Rapidement, elle envoie un mail de confirmation à son premier client Marv’, lui indiquant qu’ils peuvent se rencontrer le lendemain pour un briefing et une planification de ce qu’elle aura à faire, puis elle se remet au travail et parcours le net à la recherche du second client.

Qui qu’il soit, si il existe, elle peut le trouver.




Le lendemain, c’est particulièrement préoccupée qu’elle entre dans les locaux de son client Marv’ - monsieur Willcotts ; les clients aiment la politesse.

Le client mystère des six - sept - fois est en réalité une organisation internationale dont elle aurait aimé se tenir loin. Le SHIELD, un groupe qui n’a que trop fait parler de lui ces cinq dernières années, n’est jamais une bonne nouvelle.
Et quand on est mutante, c’est encore moins une bonne nouvelle s’il s’intéresse à vous.

Mais d’abord, le contrat. Elle pourra s’occuper du SHIELD plus tard. Enfin, s’occuper de s’en cacher plutôt.

Sous sa dernière identité, elle sourit à l’hôtesse d’accueil et s’installe dans un des fauteuils, sans donner son nom. Celle-ci lui sourit en retour, comme habituée que des amis du patron se pointent régulièrement sans donner leur nom, et décroche son téléphone. Quelques minutes plus tard, l’homme dont elle a revu des dizaines de fois la photo sort de l'ascenseur de luxe, une main tendue en signe de bienvenue.

« Mademoiselle Nel- » commence Marv’ d’une voix faible malgré son grand sourire, comme si son nom était un secret.

C’en est un, à vrai dire, et Nel le coupe avec un large sourire et une poignée solide : « Savannah Watson, à vrai dire, monsieur Willcotts. »

Marv’ affiche un air surprit, mais se reprend vite et la conduit jusqu’à son bureau.
Bien sûr que c’est un faux, mais ça, il ne le saura pas, même en faisant toutes les recherches du monde.

La jeune femme aux longs cheveux bruns et aux yeux verts cachés derrière des lunettes de vue accompagne le chef d’entreprise jusque dans son bureau, son StarkPhone dans sa veste en cuir brouillant secrètement toute fréquence passant à sa portée. S’ils sont sur écoute, les espions n’entendront que du brouillard !

Ils revoient ensemble les événements du lendemain.
Nel aura besoin de s’infiltrer dans les locaux de Sarway sous une fausse identité afin de détruire les données sur un de leurs ordinateurs sécurisés. C’est à partir d’un de ceux-là qu’elle pourra envoyer son virus dans tout le système.

« Mais pour ça, j’ai besoin d’une identité sur mesure, donc ça sera plus cher. De plus, le site est gardé ; votre concurrent a une sacrée sécurité en place ! En plus des gardes et des alarmes, je vais devoir désactiver quelques caméras. C’est un risque de plus, qui peut me coûter si quelque chose se passe mal. Donc il faudra ajouter 10% au prix total. »

« Oui, bien sûr, je comprends. j’aurais mon propre personnel de sécurité qui peut vous guider à distance. »

« A distance ? » Elle hésite. Distance = Sniper, ou un truc comme ça. Ça ne la motive pas trop, et ça cache définitivement quelque chose. « Seulement si ma vie est en danger, ce que je ne vous conseille pas si vous ne voulez pas que vos petites sorties du week-end se retrouvent sur le Net. »

Marv’ pâlit et acquiesce.

Mince. Erreur tactique. Les clients n’aiment pas les menaces.

« Quoi qu’il en soit, 50% du prix fixe à l’avance, le reste et les bonus de danger à la réussite du contrat. »

Lorsqu’elle rentre à son hôtel plus tard dans l’après-midi, elle a déjà en tête une identité sur-mesure pour Sarway.



Dernière édition par Nelkhael le Mer 18 Jan - 12:24, édité 2 fois
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Karen Losiri
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Jeu 26 Mai - 18:17



Bougeant la tête au rythme de la douce musique d'Halestorm, Sue, ou plutôt Karen, chantait en même temps que la délicieuse chanteuse qu'elle avait vu tant de fois en vidéo. Une scène tout à fait normale, si elle n'était pas accompagnée d'un assemblage et désassemblage d'un sniper acheté au marché noir il y a quelques heures. La belle albinos avait un rituel pour les contrats de seconde zone : acheter son arme, rayer le numéro de série, démonter, remonter, refaire de même le plus rapidement possible, s'imposer un chronomètre, recommencer avec les yeux bandés, connaissant ainsi par cœur son "outil". Une fois sa mission terminée, elle vendrait les différentes pièces à des marchands en qui elle avait confiance, empêchant toute possibilité de traçage de ses exploits. Bien qu'elle était relativement chère pour ce genre de clients, elle fixait différents styles de prix, plus le salaire était élevé, plus elle apportait du matériel de qualité. A moins de cinquante mille, elle refusait catégoriquement de sortir la moindre arme dite "évoluée" de son arsenal. Aujourd'hui, elle devait servir d'escorte à un pirate, trente mille pauvres dollars pour suivre un geek à distance et empêcher les forces de sécurité de lui tomber dessus. Généralement, elle n'acceptait pas ce genre de missions, mais bon, ce n'était pas son salaire de prof qui allait lui permettre de payer son appartement bourré de systèmes de sécurité.

- Dans le genre chiant, enfin, faut bien vivre.

Pour une raison inconnue, son client, Marvin Willcotts, grand patron d'un multinationale trempant dans les magouilles habituelles de l'immobilier, était passé par le Dark Web, afin d'obtenir précisément son aide. Il ne voulait pas n'importe quel tireur, mais uniquement White Lady, ce type était louche, très louche, mais il n'avait rien fait pour être une de ses cibles. Peut être qu'il voulait tellement la chute de son concurrent, qu'il avait besoin d'avoir réellement toutes les cartes en main. Compréhensible, mais un peu gonflé. A peine avait-elle eu le temps d'accepter, qu'il avait donné une date où protéger le fameux hacker, il comptait donc sur le fait qu'elle ne refuserait pas. Elle détestait qu'on la prenne pour un simple gorille, mais pour le coup, elle n'avait pas vraiment le choix.

Coupant sa playlist, elle enfila sa combinaison tactique, rangea ses deux pistolets, un dernier cri du DEO et un Night Night Gun, le SHIELD ayant parfois de bonnes idées. Une ou deux grenades, une fumigène et deux ou trois dispositifs expérimentaux que Bones voulait tester sur le terrain. Un seul valait le PIB de trois petits pays, on ne gaspille pas ce genre de choses ! La visière oracle, connexion avec les ordinateurs du DEO et on est parti !


- Il est en place ?

Occupant l'endroit le plus élevé, Karen venait de demander confirmation sur l'identité du hacker mystère. Elle n'avait pas besoin d'un sniper immédiatement, elle voyait a des distances inhumaines après tout.

- Elle devrait arriver, gardez là en vie mademoiselle.

Coupant la communication, Karen afficha un large sourire, elle n'avait retenue qu'une seule chose dans cette phrase : "elle". S'installant confortablement, elle observa sa "cible" arriver, visiblement sous couverture. Rapidement, elle découvrit la silhouette de celle qu'elle devait suivre à distance, ainsi que son visage, agrandissant encore plus son sourire.

- Hey, Sweet Cheeks ! Cette mission devient soudainement très motivante, passionnante même.

Prenant en main son sniper, elle fit quelques réglages avec sa lunette, le tout en sifflotant, avant de viser les différentes têtes du personnel de sécurité qui surveillait les lieux.

- Chère amie, pas question que vous perdiez un seul cheveu dans cette histoire...

Elle était payée pour le service minimum, mais la hackeuse était une motivation amplement suffisante à ses yeux, hors de question qu'elle soit blessée à cause de l'arrogance et l'avarice de ce gros porc de Willcotts. Elle programma une analyse du bâtiment et des systèmes de sécurité sur Oracle, localisa le téléphone de sa cible et obtint son numéro, son employeur ayant oublié de lui passer ce "détail".

- Qu'est ce qu'on a ici ? Oh tiens, tiens. Cadeau de bienvenue.

Fixant son avancée dans sa lunette, elle envoya directement sur son téléphone, la liste de tous les employés de sécurité, ainsi que leurs états de service et profils psychologiques. Avec un peu de chance, cela devrait l'aider pour son infiltration, même si elle ne pourrait pas consulter ces données trop de fois, histoire de ne pas attirer l'attention.

- Comment dansez vous mademoiselle ?
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Nelkhael
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Ven 27 Mai - 11:25




Sarah Prattley, 27 ans en juillet, immigrée australienne aux US depuis bientôt vingt ans, employée de Sarway Corp depuis déjà quatre ans d’après les registres de l’entreprise, et - Oh! - depuis trente minutes, d’après Nelkhael.

Grande blonde aux yeux bleus, du genre à captiver les collaborateurs et à plonger dans l’âme des clients pour les convaincre, elle est très efficace dans son travail, surtout quand elle porte un joli tailleur blanc crème et une veste marron qui ne cache rien de ses formes.

Mais ça, les registres n’en savent rien.

StarkPhone, clé USB codée (et prochainement coupable), et téléphone de travail dans la poche intérieure de sa veste, Sarah entre dans la maison mère de Sarway avec un grand sourire.
Bien sûr que les agents de sécurité ne la connaissent pas. Non-seulement ce ne sont jamais les mêmes selon les jours et les heures, mais en plus ils ne sont pas payés pour faire la conversation. Tant que son badge d’accès est valide et que le portique de sécurité ne sonne pas, Sarah est comme n’importe quelle employée de l’immense corporation qui passe chaque jour par ces portes … Et Nelkhael s’y infiltre aussi facilement que du sable dans un maillot de bain.

Après un signe de tête à Camilla, la responsable du courrier qui lui répond machinalement d’un signe de la main sans même la reconnaître, Sarah ajuste son tailleur, appuie sur le bouton d’appel et entre dans l'ascenseur menant vers les bureaux.

Deux autres employés montent dans la boite de métal avec elle, et elle jette un rapide coup d’oeil à la caméra de surveillance. Si elle ne fait rien de suspect, rien ne se déclenchera, et elle pourra même ressortir avec un des stylos personnalisés de l’entreprise !
Alors que l’engin monte les étages uns à uns, son téléphone de travail vibre soudain contre sa poitrine, et elle le sort avec surprise. Marv’ l’appelle en plein job ? Quel coquin !

Mais ce n’est qu’un sms, sans objet ni expéditeur, et avec une unique pièce jointe.

« Merde ! » lâche-t-elle.

Deux visages choqués se tournent vers elle, et elle leur offre un sourire désolé et embarrassé.

« Heum … Pardon … » murmure-t-elle alors que la femme à sa droite lève les yeux au ciel et que l’homme à sa gauche se retourne avec un sourire amusé, non sans avoir jeté un coup d'oeil à son décolleté.

Un message sans expéditeur est toujours louche. Si la pièce jointe est un virus ou un émetteur, toute sa mission peut s’en voir modifiée - voire carrément annulée.
Mais d’un autre côté, elle n’a donné ce numéro temporaire qu’à une seule personne : Marv’.

Les deux autres employés descendent de l’ascenseur, et Sarah les suit machinalement. L’entreprise est très grande, ce n’est pas étonnant qu’ils ne se soient pas croisés avant. Le box de Sarah Prattley est la troisième porte à droite dans le couloir face à elle, et elle va s’y asseoir sans se presser, les yeux toujours rivés sur ton téléphone (à vrai dire, c’est le box de quelqu’un d’autre, mais fort heureusement pour elle, Mark Sanders est en congés).

Après une demi-seconde supplémentaire d’hésitation, elle hausse un sourcil et ouvre le fichier joint, avant de sourire très largement.

// Oh, merci patron ! //

La liste des employés de sécurité s’affiche sur ton téléphone, et elle la consulte avec amusement en allumant l’ordinateur de bureau face à elle. // C’est gentil, mais j’ai déjà fais mes devoirs. // Elle hausse un sourcil à la vue des profils psychologiques de quelques uns, avant de reconnaître mentalement que Marv’ n’est peut-être pas si inutile.
Elle les lis consciencieusement (ce qui ne lui prend pas longtemps ; ce sont des profils, pas des romans !) avant de les effacer de son téléphone. Pas besoin de garder de traces, elle a tout en tête. Avec un peu de chance, elle n’en aura pas besoin.

// Bien, maintenant, au boulot, Nel’ ! //

Mais avant même d’avoir inséré la clé, elle sait que cet ordinateur ne la mènera nullepart. Les données qu’elle cherche ne sont pas sur le réseau des employés, mais sans doute sur celui des bureau du CA, qui bien évidemment est hermétique. Foutues mesures anti-piratage.
Bon, bah c’est reparti.

Elle soupire, reprend son sac, éteint l’ordinateur et tourne les talons.

Il lui faut une bonne vingtaine de minutes pour accéder à l’étage supérieur, distraire le garde - Rudy, père de famille, faible pour les bambins - en lui montrant des photos de son prétendu petit garçon (« Oui, il vient d’avoir deux ans ! Quel âge a le vôtre ? Oh, il est adorable ! »), et prétendre un rendez-vous stressant avec le patron pour une potentielle augmentation.
L’étage est très peu peuplé, mais la sécurité y est renforcée.

S’assurant d’être seule dans le couloir, elle sort son StarkPhone et fige les trois caméras du couloir, du bureau d’un des membres du CA, et de la sortie de secours. La LED rouge d’enregistrement se désactive, et les caméra passent en boucle les images d’un couloir, d’une salle et d’escaliers vides.
Elle pénètre dans le bureau, se branche à l’ordinateur en gardant un oeil sur la porte en verre, vérifie que ce qu’elle cherche s’y trouve bien, puis insère la clé USB pré-codée. Une petite pression sur la barre “entrée” et l’opération se lance. « Bouyah ! » murmure-t-elle avec un sourire satisfait.

Elle a soudain un doute. D’un ou deux clics, elle accède aux données en train d’être décryptées, et ses lèvres s’ouvrent de surprise.
Sarway Corp n’est pas juste une entreprise d’immobilier, c’est carrément une maison de blanchiment d’argent pour la mafia new-yorkaise ! Si tout ça remonte à la police …
Elle s’auto-flagelle un quart de seconde avant d’interrompre le processus. Elle aurait dû rechercher plus sa cible ! Bon sang, elle passe pour une débutante ! Et bien évidemment, Marv’ n’a rien dit, cet enfoiré ! Ça aurait fait doubler son prix !

Elle réajuste rapidement la clé et lance un second processus. Le client voulait détruire les données ? Pas de soucis, elles ne seront plus sur les réseaux de Sarway, mais hors de question que Nel’ passe à côté de l’opportunité. Ces données peuvent lui être très précieuses … Surtout si elle arrive à lier Marv’ à ces magouilles !

Mais à cet instant, trois choses se passent simultanément.

Un, la clé insérée dans l’ordinateur sécurité finit de copier les données visées, et envoie le virus pré-codé qui infecte les systèmes informatiques de tout le bâtiment, créant une brèche de sécurité et lançant un signal d’alarme.

Deux, un garde en uniforme différent de celui de Rudy débarque dans la pièce, arme à feu à la main, et vise Nel’ en criant « HALTE ! » comme dans les films.

Trois, son portable de travail se met à sonner et se décroche tout seul. Une voix modifiée en sort en haut-parleur, et elle a à peine le temps d’entendre « Baisse-toi ! » avant que le garde ne tire dans sa direction.
Sans réfléchir, elle s’exécute en se jetant à terre, et une balle vient se figer dans l’écran d’ordinateur derrière elle.

« MAIS VOUS ÊTES MALADE !! » hurle-t-elle.

Ce gars-là n’est définitivement pas un garde de sécurité, plutôt un type de la mafia ! Elle relève les yeux sur lui, et l’instant d’après, la vitre derrière elle explose et le garde tombe à la renverse, inerte.

// Un sniper ?? //

Son téléphone s’active de nouveau alors qu’elle récupère la clé USB branche sur l”ordinateur détruit, et elle entend : « Ecoute-moi si tu veux vivre ! »

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Karen Losiri
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Ven 27 Mai - 14:09



Tout se passait bien, un véritable petit film pour notre sniper en herbe. L'héroïne principale jouait plutôt bien son rôle et était sacrément canon, le combo parfait. Elle voulait juste que tout se passe comme indiqué dans le synopsis, elle aimait l'action, mais ne voulait pas que l'actrice vedette soit un peu trop stimulée par ces figurants dignes du Parrain. D'ailleurs, depuis quand une société avait autant de gardes armés ? Pourquoi avaient ils une armurerie ? Ce n'était pas une prison haute sécurité pourtant ! Elle devait obtenir rapidement des informations, cela puait à des kilomètres à la ronde. Sarway Corp, un seul nom et une armée d'informations défilait sur sa visière via la base de donnée du DEO. Du blanchissement d'argent ? C'est quoi ces conneries ? Et voila le grand retour de la mafia New Yorkaise, bon sang ce qu'elle détestait ces abrutis, au moins les mecs du Parrain avaient un minimum de classe et de jugeote.

- Wait...

Autre recherche, cette fois c'était sur son employeur, ce charmant Marvin. Il avait fait quelques magouilles, le genre de trucs qu'elle ne regardait pas pour un refus de contrat, mais elle aurait du être plus prudente ! Lien suspecté avec la mafia, ben voyons, cet enfoiré effaçait ses traces et venait de condamner à mort la hackeuse. Ces systèmes de sécurités avaient une alarme intégrée en cas de modification des données. On ne retirait pas, on effaçait pas, il n'y avait que des ajouts, bon sang ! Elle devait rapidement désactiver la sécurité avant que...

- Merde !

Bien entendu, sa cible n'avait pas non plus prévu ce petit détail, l'alarme venait d'être donnée et un gorille arrivait déjà dans sa direction, elle avait bien fait d'analyser toute cette structure et de marquer les différents gardes via Oracle. Inutile de la prévenir de manière conventionnelle, elle n'avait pas le temps. Karen pirata immédiatement l'appareil et le passa directement en haut parleur, si la hackeuse était réactive, elle survivrait.

- Baisse toi !

Bonne réactivité, elle avait plongé au sol, évitant la balle in extremis de son agresseur. En une fraction de seconde, Karen visa le crane du garde et fit un carton, explosant la vitre au passage. Bon, ils étaient une vingtaine dans le bâtiment, elle n'avait que sept balles, ça risquait d'être tendu. Pour l'instant, elle devait la sortir de là, c'était sa priorité absolue. Elle était toujours en ligne, le téléphone n'avait prit aucun dommage, parfait.

- Écoute-moi si tu veux vivre !

Réponse affirmative, il était temps de reprendre les choses en main, les deux coups de feu avaient alertés les gardes et ils se dirigeaient vers sa position.

- Tu es repérée, il y a encore dix-neuf autres gorilles armés jusqu'aux dents qui veulent tes données. Je peux t'aider, mais tu vas devoir m'obéir aveuglément. Compris ? Bien. Il y a un bureau dans le couloir, quand je te le dis, fonce. Compte dix mètres, car tu ne verras strictement rien. Go !

Au moment où elle prononça ces mots, toutes les lumières de la structure s'éteignirent, ainsi que les différentes caméras. Elle avait coupé le courant, mais le générateur d'urgence prendrait rapidement le relais. Trois gardes dans le couloir, trois tirs, tous à terre, ils n'avaient pas encore compris qu'il y avait un tireur embusqué.

- Bon, maintenant ils vont comprendre et il ne me reste plus que quatre balles, mais je leur réserve quelques surprises. Une armurerie hein ?

Posant son arme, elle sortit un projectile argenté de sa poche, juste avant de recevoir un appel immédiat de son cher patron, mettant la hackeuse temporairement en attente.

- Hey White, je vois que tu tiens entre les mains notre prototype de l'Exwife 2.0.

Soupirant, Karen regarda le projectile avec un haussement de sourcils.

- Exwife ? C'est pas l'arme inutile d'Hammer ça ? Et comment vous savez que je la tiens ?

Ricanement, suivit du soufflement classique de son patron fumeur, Bones répondit avec un certain amusement.

- Exactement, capable de détruire le bunker situé sous le bunker. C'était du bluff, mais on a rendu ça possible. Je te rappelle que tu as des implants ma grande, donc je sais tout le temps où tu es, avec qui tu vas, qui te sépare de moi.

Se mordant la lèvre, la tireuse ne pouvait clairement pas l'utiliser sans risquer de tuer celle qu'elle devait protéger.

- Merci de ne pas chanter du Axelle Red, vous massacrez totalement la musique ! Je sais que je devais la tester, mais c'est possible de ne pas faire sauter toute une base, mais juste une salle ? Diminuer la puissance en gros.

Naturellement, le directeur du DEO fit comme si il avait été vexé, puis reprit son ton habituellement moqueur.

- Les artistes sont toujours incompris. Tu ne voudrais pas par hasard faire sauter l'armurerie de Sarway Corp par hasard ?

Ouvrant la bouche, Karen ne prononça pas un seul mot, ce type avait le don de l'énerver.

- C'est déjà reprogrammé, joli feu d'artifice. Bonne chance White.

Sans avoir le temps de faire quoi que ce soit, le projectile partit à toute vitesse, traversa une fenêtre, passa entre les gardes qui sortaient avec des armes automatiques et explosa dans l'armurerie, créant une explosion encore plus grande au vu des armes encore présentes. Souriant, Karen reprit contact avec la hackeuse, elle devait être suffisamment stressée sans qu'elle soit laissée sans nouvelle.

- Désolé de l'attente et du bruit, tu tiens le coup ? Ils doivent penser qu'une véritable armée arrive, les civils et vrais gardes doivent avoir évacués. Tu devrais pouvoir filer par l'escalier, je te dégage la voie.

Deux coups de feu, il ne restait plus que deux balles, difficile de tuer sept personnes avec ça, même si ils étaient allignés, il était temps de passer à la vitesse supérieure.

- A l'étage inférieur, tu trouveras les sept autres voulant ta peau, il y a un bureau à droite de l'escalier, il est vide. Je te prépare une diversion. Si tu longes le couloir de droite, tu devrais pouvoir arriver jusqu'à la sortie de secours.

La hackeuse semblait un peu sur les nerfs, chose tout à fait compréhensible et lui demanda en quoi consistait sa fameuse diversion. Elle devait sans doute avoir un peu paniqué lorsqu'elle avait fait exploser une partie du bâtiment. Lorsqu'on doit improviser, on ne fait pas forcément dans la dentelle.

- Je vais attirer les six sur moi, essaie d'éviter le septième. Ne quitte le bureau que lorsque tu entendras des coups de feu.

Il était temps d'entrer dans le bâtiment et d'éliminer les différentes menaces qui pesaient sur la vie de la hackeuse. Sortant son pistolet, un Glock 24, elle examina le nombre de balles et le chargea. Pas question d'utiliser un night night gun, elle avait quinze balles, de quoi éliminer les enfoirés qui osaient menacer celle qu'elle devait protéger. Elle gardait la dernière pour Marvin.
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Lun 30 Mai - 13:00




La voix modifiée sortant de son portable est ferme et directe, même si rassurante en un sens dans ce genre de situation.

Nelkhael, Savannah Watson, Sarah Prattley … Au point où elle en est, son identité importe peu. A moitié recroquevillée sous le bureau en bois, au milieu d’une pièce recouverte de débris de verre et avec un cadavre - Pas besoin d’aller vérifier, vu le sang sur le mur, il est bien mort ! - à quelques mètres d’elle, la jeune femme ne fait pas la fière.

« Tu es repérée, » reprend la voix, définitivement féminine malgré la modification du son, « il y a encore dix-neuf autres gorilles armés jusqu'aux dents qui veulent tes données. »

Elle a très envie de lui répondre : « Sans déconner ! », mais se rattrape au dernier moment en se disant que le sarcasme n’aidera rien à sa situation. Enfin, ça la soulagerait et l’aiderait à évacuer la boule de stress et de peur qu’elle a dans le ventre, mais ça ne changerait rien au fait que sa vie est en danger imminent.

Ça serait déjà ça de gagné ! ne peut-elle s’empêcher de penser amèrement.

Elle s’assure d’avoir repris la clé USB, met le haut-parleur de son téléphone au maximum du son possible, puis glisse les deux objets dans la poche intérieure de la veste de son tailleur.

Alors que la voix continue, Nel’ jure entraide, secours et fidélité - non, pardon, juste obéissance - à l’inconnue qui est en train de lui sauver les fesses, et profite des dernières secondes de répit avant l’action pour tenter de se calmer.
On lui a tiré dessus, merde !! C’est pas son job de risquer sa vie, surtout pas pour une somme si basse !

« Go ! »

Les lumières s’éteignent alors que le courant est coupé dans tout le bâtiment - de ce que Nel’ peut entendre - et la jeune femme détalle vers le couloir à l’aveuglette, enjambant sans même tituber le corps du garde dont elle ne soit - heureusement - pas le visage dans le noir.

Elle n’a même pas besoin de compter ses pas. Elle est passé devant le bureau vide en arrivant. Sa mémoire infaillible lui rappelle tout ce qu’elle a besoin de savoir, presque au centimètre près ; le plan du bâtiment est inscrit dans son cerveau, elle connaît les lieux comme sa poche - bien qu’elle n’y ait mit les pieds qu’une fois.
Ah, les joies de la mutation …

Elle entend soudain le bruit de trois plaintes de douleur, suivis de trois corps tombant à terre. Elle manque de se prendre les pieds dans l’un d’entre eux, avant d’enfin atteindre le bureau.
Nel’ sent la bille lui monter à la gorge, mais se retient de rendre son déjeuner sur le corps d’un des … gardes ? Mafieux ? Dealer ?

Elle pousse la porte du bureau ouverte puis la referme derrière elle à l’aveuglette. Malgré les nombreuses vitres, la lumière parvient à peine jusqu’à elle, et elle ne fait que distinguer ses alentours.
L’instant d’après, le courant revient, et le plafonnier s’allume, l’aveuglant pendant quelques secondes.

Sa guide est silencieuse, et Nel’ suppose qu’elle s’occupe des seize - quize ? - autres gardes-mafieux qui ont dû se mettre à sa poursuite.

Elle ouvre son sac, essoufflée de la mini-course et du stress-slash-frayeur des dernières deux minutes.

Je fais pas ce job pour l’adrénaline ! Bordel, y a une raison pour laquelle je fais quasiment que des contrats incognitos !

Elle retire la perruque de Sarah, pensant que les gardes cherchent une blonde, et la remplace rapidement par celle de Savannah, brune - Bon, châtain clair, mais au moins c’est pas la même coupe.

Elle enfile les lunettes en espérant qu’elles cachent un peu ses lentilles de couleur bleues, puis ouvre un peu son chemisier et la fente de la jupe de son tailleur. Si je dois courir, ce serait con d’être ralentie par des fringues de femme d’affaires. Elle hésite à casser ses talons hauts, mais se ravise au dernier moment - ça serait dommage, ils sont grave canons, et ils ont coûté cher.

Mais soudain, une explosion retentit dans tout le bâtiment, et Nel’ peut entendre des cris de panique par la fenêtre alors que ses propres dents claquent dans sa bouche.

Depuis quand ma vie est devenue un film de Michael Bay ??!

« Désolé de l'attente et du bruit, tu tiens le coup ? »

Mais qu’est-ce qu’il se passe là-dehors ?!

« Merci pour la diversion, mais j’en demandais pas tant ! » fait-elle, un peu paniquée, en ouvrant la porte du bureau à la volée et en courant vers l’escalier de secours.

La voix féminine continue avec ses indications, et Nel ne peut s‘empêcher un sourire amusé en pensant que, techniquement, la voix semble sortir de son sein.
Mais elle se reprend en entendant les instructions. « Sept types ?! Oh, sa mère … » Avec un peu de chance, ils ne la reconnaîtront pas et elle pourra passer pour une civile en panique. Mais je SUIS une civile en panique !

« Je te prépare une diversion, » fait son sein gauche.

« DE QUEL GENRE ?! » crie-t-elle en dévalant les marches de l’escalier, ses talons claquant sur les marches de métal.

Jetant un coup d’oeil à droite et à gauche dans le couloir dans lequel elle arrive, elle se jette sur le côté et parvient à entrer dans le bureau à l’instant où un type en noir arrivant à l’autre extrémité du couloir.

« Je vais attirer les six sur moi, essaie d'éviter le septième. Ne quitte le bureau que lorsque tu entendras des coups de feu. »

Elle a une fois de plus très envie de lui répondre, mais elle a peur d’être repérée si elle émet le moindre son. Heureusement, sa guide ne dit rien non plus, et le type en noir passe devant son bureau d’un pas pressé, sans la voir.

Putain, si je sors d’ici vivante, je livre Sarway aux flics avec des preuves bien juteuses !

Elle entend des cliquetis à l’extérieur, mais pas de coups de feu.

Et si Marv’ est impliqué, je le coulerais bien profond aussi !

Son stress est à un niveau pire que quand les flics sont venus la chercher chez elle, à 14 ans. Respire, Nel’, respire … Son déguisement est incomplet ; elle ne peut pas avoir le visage de Sarah et la chevelure de Savannah, ça n’a pas de sens ! Il faudra qu’elle se change avant de retourner voir cet enfoiré.

Un cri d’homme retentit dans le couloir à gauche, suivit de deux coups de feu. C’est le moment !

Tremblante, elle sort du bureau en courant, ayant juste le temps de voir à gauche une silhouette en armure complète quasi-robotique tirer sur un autre garde - elle en voit déjà deux à terre, - de courts cheveux blancs voletant alors que sa guide - elle suppose que c’est elle - évite un coup.

Nel court alors vers la droite en direction de la sortie de secours, mais son coeur rate un battement en voyant qu’un autre garde - le fameux septième - se trouve entre elle et la sortie.

L’homme de main pointe un flingue vers elle, criant quelque chose qu’elle ne comprend pas dans sa panique.
Mais elle ne s’arrête pas de courir.

Son visage est soudain ravagé par la panique et la peur, des larmes coulent sur ses joues, bousillant son maquillage, et elle pousse un crie de terreur en se précipitant vers le garde.

« Au secours, au secours ! Elle a une arme ! » crie-t-elle en s’approchant de l’homme, comme une civile en panique croyant faire face à un agent de sécurité.

« Dégage, salope ! » répond-il agressivement en baissant légèrement son arme, ayant mordu à l'hameçon.

Alors déjà, non.

Alors que l’homme fait un geste pour la pousser sur le côté, Nel’ se remémore ses cours d’aiki-do et utilise la force du type contre lui-même. Elle passe sous son bras, se retrouve derrière lui en une seconde - les avantages d’être petite et agile - et lui balance un coup de pied puissant dans les parties, avant de repartir vers la sortie sans même vérifier si l’homme est à terre.

Elle dévale les escaliers de secours, arrive dans le hall d’entrée après 268 marches et deux points de côté, puis part en courant vers la porte d’entrée - de sortie - coulissante, se mêlant à la foule de gens évacuant le bâtiment.
Devant, deux voitures de flics viennent à peine d’arriver, et le flot de personnes courant vers l'extérieur les empêche de trier les employés des clients, des potentiels coupables des coups de feu - Et de l’explosion ! N’oublions pas l’explosion !

Sarah-slash-Savannah se précipite vers une des ruelles, essoufflée et encore apeurée, puis reprend son souffle à l’abri des regards et de l’agitation.

Elle sort son portable de la poche de sa veste, puis le porte à hauteur de ses lèvres.

« Tu feras gaffe en sortant, les flics ont été prévenus, ils sont devant le bâtiment, » dit-elle à sa guide qui doit sûrement encore être aux armes avec les gardes-mafieux. « Merci du coup de main, en tous cas ! »

Les battements de son coeur s’étant un peu calmés, elle se met en quête d’un bar où elle pourra utiliser les sanitaires pour se changer et se remaquiller.

Après ça, il sera temps d’aller récupérer son fric auprès de Marv’, et de lui en soutirer le double ! L’enfoiré qui l’a mise dans cette situation va le sentir passer …

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Karen Losiri
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Mar 31 Mai - 16:12





Fermant les yeux, la jeune femme respira un grand coup, cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était plus mise autant en danger pour quelqu'un. Trente mille dollars, une somme ridicule pour quelqu'un de son calibre, le moindre contrat approchait très rapidement du demi million au bas mot. La plupart du temps, elle restait à distance, avec ses snipers et explosait le crane de sa cible, que ce soit explosif ou une simple balle surchauffée. Elle n'était qu'un fantôme, une rumeur, une menace, agissant dans l'ombre ou se camouflant, voir possédant une couverture. Elle tirait, repartait, empochait l'argent et disparaissait. Cette mission n'avait rien d'une mission ordinaire, elle n'avait qu'un pistolet, ils étaient aux quatre coins de cet étage, malgré leur manque d'expérience, ils savaient viser, une balle pouvait la toucher et son armure n'était pas faite pour cela. Pourquoi autant s'investir ? Cette inconnue, cette hackeuse, outre le fait qu'elle était canon, elle voyait quelque chose en elle. Elle n'avait pas signé pour cela, elle n'avait jamais voulu ce carnage et n'appréciait clairement pas se mettre en danger, ainsi que les autres. Elle était innocente, une jeune femme innocente qu'on avait manipulée et précipitée dans un véritable merdier. Elle ne méritait pas ça. Karen avait tuée tant de gens, elle ne les comptais pas, mais se souvenait de chaque visage, surtout à l'époque d'HYDRA. Conditionnée, elle avait fait un massacre, des agents du SHIELD, mais également des civils, des cibles "pouvant" compromettre l'hydre rouge sang. Mourir alors qu'on a juste une façon de penser différente, car l'on croit en l'être humain et non en la domination par la peur. En y repensant, une larme coula le long de sa joue, elle avait été HYDRA, elle avait été un monstre, une tueuse aveugle. Elle s'était réveillée et depuis, les faisaient payer, amèrement, mais cela n'effacerait jamais le sang qu'elle avait sur les mains, jamais. Ce n'est pas en tuant, que l'on peut être autre chose qu'une tueuse et manque de chance, elle ne savait faire que cela, elle n'était que cela, malgré ses tentatives pour vivre "normalement". Mais là, aujourd'hui, elle avait l'occasion de sauver quelqu'un, une personne qui n'avait rien demandé dans cet enfer.

New York, elle connaissait bien les rues de la grande pomme, elle était née là bas, avait été frappée, abusée et avait commis son premier meurtre. Elle était jeune, si jeune, on lui avait tout pris, ce n'était pas HYDRA qui avait dérobé son innocence, c'était ces enfoirés bossant pour cette connerie de mafia. On sacrifiait tout, tant que cela permettait de faire du profit. Ouvrant soudainement les yeux, elle se dirigea en silence vers le premier groupe qu'elle rencontra. Cette fois ci, c'était personnel...




Marchant dans l'ombre, elle visa les deux premiers hommes, deux coups à courte portée, le premier tir surprit et assourdit le deuxième homme, juste assez pour lui permettre d'avaler le canon de l'arme et de voir sa tête exploser. C'était si facile, il était plus facile pour elle de tuer, que de vivre...

Troisième tir, un autre groupe venait d'arriver, la balle atteint sa cible comme prévu, pénétrant entre les deux sourcils de sa cible, ressortant par l'arrière en aspergeant le mur de sang. Le second du binôme l'attaqua au corps à corps, sortant une matraque électrifié de sa poche, pas bête, ses implants étaient très sensibles à ce genre de manœuvre. Néanmoins, ce n'était qu'un amateur. Tournant sur elle même, elle évita le coup, puis profita de sa rotation pour envoyer un violent coup de pied dans la gorge de l'individu, accompagnant le geste jusqu'à le plaquer au mur. Sans plus de cérémonie, elle posa son arme sur sa tempe et appuya sur la détente. Quatre balles, quatre morts. Elle ne fit pas attention à sa protégée qui profita de sa diversion pour courir droit devant, elle ne voyait que ses proies, des cibles, sans nom, ni passé, il n'y avait que les moyens de réduire leur existence à néant qui défilait sous ses yeux.

Dernier binôme, visiblement le septième était occupé, cela voulait dire qu'il avait rencontré la hackeuse. Soit elle avait réussi à passer, soit...

- Tu feras gaffe en sortant, les flics ont été prévenus, ils sont devant le bâtiment.

Parfait, elle était dehors, pas besoin de s'attarder. Elle lança sa grenade aveuglante sur les nouveaux arrivants et tira encore une fois deux coups, les faisant tomber à la renverse avant qu'ils aient eu le temps de faire quoi que ce soit. Courant, elle enjamba les deux cadavres avant de voir le dernier garde, se relevant en grognant, elle avait du le frapper dans les parties, bonne réaction.

- Si jamais je la retrouve je la...Besoin de renf...

Il ne termina pas sa phrase, Karen envoya son grappin en plein dans sa bouche, perforant le haut de sa nuque, puis l'attira immédiatement vers elle, avant d'exploser son crane avec son Glock. Il était sans doute déjà mort, mais elle ne prendrait aucun risque. Soufflant, elle attrapa la douille de son arme qui n'avait pas encore touchée le sol, vieux réflexe, malgré le nombre de fois où elle n'avait pas fait attention lors de son intervention. Rangeant son arme, elle attrapa la radio du garde, il était temps d'une bonne vieille intimidation.

- Tous vos gardes sont morts, vous pouvez en envoyer d'autres, mais le résultat sera le même. Bonne soirée, profitez en, ce sera peut être la dernière.

Coupant la communication, Karen effaça toutes les données des caméras de sécurité via Oracle, puis explosa une fenêtre, utilisant son grappin pour remonter sur la face arrière du bâtiment. Arrivée sur le toit, elle souffla un bon coup et jeta son grappin sur l'autre toit, ainsi de suite, la fumée de l'explosion ayant totalement dissimulé sa présence. Quelques minutes après, elle descendit le long d'une façade, puis s'arrêta devant le mur voisin. Pas de nouvelle de la hackeuse, elle devait être en sécurité. Avançant vers le mur, il disparut pour laisser apparaître une porte blindée, qui s'ouvrit sans ralentir l'allure de la tueuse, puis se referma et reprit son apparence d'origine. Une simple pièce avec un lit, aussi grand qu'un studio, se dessina devant la jeune femme. Appuyant sur un mur, elle fit sortir un sac, dans lequel elle trouva une robe de soirée bleue sombre, au décolleté plongeant et relativement courte, ainsi qu'une fiole au liquide transparent, des bas, un Beretta, des talons et de quoi accrocher l'arme à sa cuisse. Se déshabillant, elle rangea son armure dans le sac, puis enfila la robe, les bas, les talons et dissimula l'arme comme prévu. Soupirant, elle avala ensuite le contenu de la fiole en grimaçant.

- Toujours aussi dégueulasse ce truc.

Quelques secondes après, ses cheveux changèrent de couleur et grandirent au point de toucher ses épaules. Sortant un miroir d'un autre sac, elle regarda ce bleu nuit qui venait de remplacer son blanc habituel, elle se recoiffa et se maquilla, elle avait tout juste le temps. Une soirée privée se passait à côté de l'immeuble de Marv, elle passerait sans aucun problème pour l'une des invitées. La teinture ne durerait pas, mais elle allait encore devoir passer chez le coiffeur, malgré sa technologie, le DEO ne pouvait pas encore inverser la croissance capillaire.





Prenant un taxi, elle arriva aux bureaux de Marvin, entrant sans problème, malgré les nombreux chocs que sa simple vue créait chez les employés du bâtiment. Elle arriva jusqu'à l'étage de son "employeur" et débarqua en pleine dispute entre la hackeuse et ce dernier, son arrivée coupant net la discussion. Elle passa à côté de sa protégée, souriant doucement en voyant son regard, une petite confirmation de ce qu'elle espérait. Puis alla se servir au bar de Marvin, s'offrant un petit Whisky, vu la marque et le prix, cela ne pouvait qu'être bon non ?

- Heu, vous êtes...

Se retournant, elle se plaça sur le bar, puis sortit le Beretta de sa cachette d'un geste rapide, visant son employeur avec un sourire.

- Non, sans glaçon c'est parfait, merci Marvin. C'était futé mine de rien, vous vous assuriez que votre participation soit effacée, en espérant que cette charmante hackeuse efface vos données, sans les consulter. Naturellement, il y avait une alarme, elle pouvait donc que se faire remarquer. Comme vous saviez que je ne prendrais pas mon matériel, je ne pouvais pas la couvrir partout et dans la logique des choses, elle serait morte. Vous ne la payiez pas, j'échouais, donc vous ne me payiez pas non plus et votre lien avec Sarway et la mafia New Yorkaise était effacé. En bref, vous m'avez doublé Marvin, vous savez ce que ça peut vous coûter ?

L'homme blêmit, tremblant, il dirigea sa main vers le dessous de son bureau, tandis que Karen bailla.

- Inutile, votre système d'alarme est désactivé, de même que vos caméras. En temps normal, je vous descendrai, là, maintenant, tout de suite.

Souriant, elle se rapprocha de son employeur et posa le bout de son arme sur son front.

- Mais je pense que notre amie, ici présente, mérite une compensation pour ce que vous avez fait et a vu assez d'effusion de sang pour aujourd'hui. Prenez votre ordinateur, tout de suite.

Tremblant, bégayant, il s'exécuta sous le regard noir de la jeune femme.

- Vous allez verser lui verser le triple de la somme et elle va garder vos précieuses données, au cas où vous tenteriez quoi que ce soit. Maintenant.

Marvin hésita, mais une plus forte pression de l'arme le fit rapidement changer d'avis, entre la menace d'aller en prison et mourir immédiatement, le choix était vite fait.

- Bien, le transfert a été correctement effectué, maintenant parlons de ma paye.

Se mordant la lèvre, il s'attendait à une somme exorbitante pour assurer sa survie, White Lady n'épargnait généralement personne selon sa réputation.

- Vous allez également la tripler et vous allez la transférer elle aussi.

Marvin commença à écrire, Karen ne pouvant bien entendu pas voir ce qu'il faisait vu comment elle était positionnée.

- Non, vous m'avez mal comprise, sur son compte à elle.

S'arrêtant, il resta bouche bée, il ne s'attendait vraiment pas à ça. La tueuse ne prenait pas le moindre dollar ? Et puis, comment pouvait elle savoir ce qu'il écrivait, sans voir l'écran ou le clavier ?

- Faites le.

Suant, Marvin obéit, il savait bien que sa survie ne tenait qu'à un geste de la jeune femme.

- Bien, le transfert a été également une réussite.

Haussant un sourcil, il se demandait bien comment elle pouvait avoir ces données sans appareil informatique à disposition.

- Bien, je vous laisse à votre sermon, si vous parlez de cela à qui que ce soit, si vous faites un portrait robot de ce mon apparence, je vous tuerai. Vous ne me verrez pas, mais croyez moi, que ce soit le SHIELD, les Avengers ou même la Justice League, personne ne saurait vous protéger. Suis-je suffisamment clair Marv' ?

Tremblant, l'entrepreneur avait vu la jeune femme passer d'un état charmeur, à un visage froid et dur, pour finir sur un aspect totalement terrifiant. Il savait que ce n'était pas des paroles en l'air.

- C'est limpide...

Souriant à nouveau, la jeune femme se dirigea vers la hackeuse sans se soucier de Marvin, pour elle, il n'existait même plus.

- Hey, Sweet Cheeks, nice job. Tu travailles sous quel nom ?

Toujours autant surprise, que ce soit par l'apparence de la tueuse ou par ce qu'elle venait de faire, la hackeuse prit quelques secondes avant de répondre. Karen, elle, attendit sans montrer le moindre signe d'impatience.

- Savannah.

Karen se doutait bien que ce n'était pas son vrai nom, mais fut assez surprise de voir qu'elle n'utilisait pas un pseudo. Elle était prête à parier qu'elle avait été contactée par Marvin sous une identité totalement autre, belle, intelligente et débrouillarde, un combo parfait aux yeux de l'albinos.

- Joli nom, Karen pour ma part. C'était un plaisir.

Se préparant à quitter la pièce, elle s'arrêta un court instant, puis murmura à l'oreille de la jeune femme.

- A bientôt...j'espère.

Quittant le bureau, elle fit un signe de la main, laissant les caméras se réactiver une par une. Cette journée était à marquer d'une pierre blanche, White Lady avait montré son visage, sa voix, avait sauvé quelqu'un, gratuitement et n'avait pas tué son employeur alors qu'il l'avait doublée. Décidemment, cette femme était vraiment imprévisible.

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Nelkhael
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MessageSujet: Re: Take my call if you wanna live   Mer 1 Juin - 15:37





Perruque châtain, lentilles vertes, maquillage et lunettes : ok. Chemisier simple, jean délavé et baskets : ok.

Mine frustrée et sacrément énervée : ok.

Bien, Savannah est de retour. Pour te jouer un mauvais tour, Marv’.

La jeune femme quitte le bar familial au style rétro - Cool comme ambiance, je revendrais ! - en s’attirant quelques regards surpris - En même temps je suis passée de femme d’affaires à geek en cinq minutes de maquillage.

Heureusement pour elle, la cible était dans le quartier des affaires, pas très loin du bureau de son client, qui va entendre parler d’elle, l’enf**ré.

Elle n’a pas eu le temps de déchiffrer les données volées à Sarway Corps, - Vous savez, ceux qui ont failli me buter ? - mais son instinct lui hurle que Marvin Willcotts est impliqué, et qu’il a de la m*rde jusqu’au cou !

Mais je vais arranger ça. Tu vas y plonger la tête entière, mon grand !

Elle débarque d’un pas pressé dans le hall de Gensy, sourcils froncés, épaules tendues et poings serrés. Si sa colère ne se voit pas sur son visage, c’est qu’ils ont tous les yeux là où il ne faut pas !
Elle passe devant l’hôtesse d’accueil qui se lève, interloquée, une protestation au bout des lèvres, que Nel’ interrompt d’un : « Je connais le chemin, merci ! » agressif.

Les trois minutes d'ascenseur pour monter jusqu’à l’étage du patron ne font rien pour apaiser sa colère.
Arrivée devant la porte du bureau, elle l’ouvre à la volée, l’envoyant claquer contre le mur et faisant sursauter les deux personnes présentes à l’intérieur.

« Dehors, » fait-elle d’un ton sombre au client/partenaire/collaborateur.

« Non mais vous vous prenez pour qui ? » l’autre répond, choqué.

« J’ai dis : dehors. »

« Vous voyez bien qu’on est en réunion ! »

Bon, de toute évidence son effet est raté, ils ne reconnaissent pas son autorité. Pas de problèmes ! Elle a d’autres moyens de le faire sortir.

« Vous tenez vraiment à ce qu’il assiste à ça ? » demande-t-elle, agacée, à Marv’.

Son client fronce les sourcils, baisse les yeux, puis demande poliment à son client/partenaire/collaborateur de leur laisser quelques minutes, qu’il est à lui tout de suite après, bla bla bla.

Elle ne se donne même pas la peine de fermer la porte du bureau et attaque directement.

« Vous étiez au courant pour la Garden Party de Sarway ? »

Marvin pâlit visiblement, puis se lève de sa chaise comme pour paraître plus imposant.

« Écoutez … »

« Oh non, vous, écoutez ! » répond-elle d’une voix forte en posant les mains à plat sur le bureau, et Marvin se rassoit directement. Huh. Son autorité et son égo se complaisent soudain dans cet effet. « Je viens de risquer ma peau pour détruire des données qui, étrangement, ne feraient que nuire à votre concurrent. Alors je vais vous le demander une seconde fois : est-ce que vous étiez au courant pour la Garden Party ? »

De ce qu’elle a lu dans les données cryptées, c’est un des noms de codes donnés à la mafia New Yorkaise. Marvin balbutie des « Heu … Je … Eh bien … » qui suffisent à convaincre Nel.

« Ce tarif auquel vous me payez, c’est pour bousiller votre concurrent, pas pour dissimuler ses liens avec la mafia. Vous m’avez contactée directement, donc vous savez que je bosse pas dans ces trucs là. Je suis hackeuse, m*rde ! Pas espionne ou agent secret ! Payez des mercenaires comme la sniper qui m’a sauvé la mise, là, au lieu de m’impliquer dans vos conneries ! »

Même si je suis bien contente qu’il l’ait payée, elle ! Elle n’aurait jamais pu venir l’engueuler sinon.

« J’ai déjà encaissé la moitié, mais je vous avais dis qu’on reparlerait du prix si j’étais mise en danger. On m’a tiré dessus, m*rde ! Alors vous allez doubler la paye sans ronchonner, et je veux un bonus de 50%. »

Marv’ semble retrouver son courage, parce qu’il se redresse sur son fauteuil en cuir.

« Vous ne pouvez pas exiger- … »

« Ah non ? Vous êtes sûr ? Il me semble soudain avoir vu votre nom dans ces données, non ? »

Il blanchit de nouveau. Attention, Marv’ t’as le ton bien pâle pour un patron d’entreprise !

« Vous n’avez pas de preuve de toutes façons- … »

Là, elle ne peut s’empêcher de lâcher un rire sardonique.

« Vous me prenez pour qui ? Est-ce que vous savez seulement QUI vous employez ? »

Avant qu’il ne puisse répondre, quelqu’un entre dans le champs de la porte, et les deux regards se tournent brusquement vers la nouvelle venue.

Et Nel est scotchée.

La grande brune canon aux yeux violets - Violets !! - lui lâche un petit sourire satisfait en passant à côté d’elle, puis se dirige vers le bar au fond du bureau, avant de se servir un verre.

Nel est scotchée.

La robe moulante de la demoiselle laisse assez peu de place à l’imagination de jeune adulte de Nel.

C’est votre femme ? Pitié, dites-moi que non ! a-t-elle presque envie de dire à Marvin, mais elle se retient quand la nouvelle venue pose ses fesses sur le bar, - et quelles fesses ! - sa robe se relevant encore un peu plus.

Mais non, vu le regard apeuré que lui lance Marv’, ce n’est pas sa femme. Et là, la nouvelle venue ouvre la bouche et s’adresse à Marvin.

Et Nel est scotchée.

Tant par le ton grave et doux de sa voix que par ses paroles, à vrai dire. Mais plus par sa voix. Enfin, jusqu’au moment où elle dit : « ... dans la logique des choses, elle serait morte. Vous ne la payiez pas, j'échouais, donc vous ne me payiez pas non plus et votre lien avec Sarway et la mafia New Yorkaise était effacé. »

Et là les paroles font mouche, et Nel se redresse brusquement. M*rde ! Il voulait que je me fasse buter ? Je savais qu’il était impliqué cet enf**ré !

Derrière son indignation, Nel ressent un mélange entre fierté, soulagement et légère inquiétude en comprenant que c’est elle, son sniper - enfin, sa guide - enfin, sa sauveuse.

Soudain elle sursaute et lâche un court cri de terreur alors que la belle dame - oui, son esprit est faible, et alors ? - plaque son flingue sur la tempe de Marvin. Oh bordel, une seule fois ça n’a pas suffit ?!

Sa guide semble comprendre sa peur, et le ton posé avec lequel elle continue ses instructions calme Nel en un instant.

Ok, tout va bien, la belle dame n’est pas psychotique, et la tête du méchant monsieur ne va pas éclater sous ses yeux. Ouf.

« Vous allez lui verser le triple de la somme et elle va garder vos précieuses données, au cas où vous tenteriez quoi que ce soit. »

Un délicieux frisson court le long de sa colonne vertébrale, et Nel ouvre de grands yeux mi-surpris, mi-amusés, mi-reconnaissants - oui, elle fait des moitiés à trois compléments, et alors ? Le triple ? oh, mais je n’en demandais pas tant !

Marvin s’exécute, et Nel ne peut s’empêcher de sourire et de lâcher un discret « Heum … C’est déjà fait, pour les données, » qui passe comme un murmure dans la pièce à l’ambiance chargée. Son cerveau habituellement survolté fait soudain un arrêt sur un stylo raffiné posé sur le bureau, derrière l’ordinateur de Marvin. Noir élégant, gravures argentées - un produit de grand luxe, d’une grande valeur.

Le StarkPhone dans la poche arrière de son jean vibre légèrement, lui indiquant un nouveau message et la distrayant du stylo de luxe. Sans doute son compte en banque qui vient de s’enrichir de quelques dizaines de milliers de dollars.

Dans les dix secondes qui suivent, Nel est, successivement : 1) de nouveau scotchée ; 2), sérieusement en train de remettre sa technique de négociation en question ; et 3), potentiellement amoureuse de sa sniper-slash-guide-slash-sauveuse.

Son air hagard et franchement choqué, les lèvres entrouvertes, ne doit certainement pas être son meilleur profil. Mais quand son StarkPhone vibre de nouveau et que la belle dame continue de menacer Marv’, Nel ne peut s’empêcher de sortir le téléphone de sa poche et d’ouvrir le mail de notification de son compte … Avant de lâcher un gémissement de choc étouffé.

90 000$ ?! Oh, blimey, je vais défaillir.

Elle pose une main sur le bureau, mine de rien, pour se retenir discrètement de tomber au sol.
Elle relève les yeux pour voir la jeune femme se détacher de Marvin et se diriger vers elle. Vers elle ou vers la sortie ?

« Hey, Sweet Cheeks, nice job. » Oh dear, non, c’est bien vers moi.  « Tu travailles sous quel nom ? »

Il faut quelques secondes à Nelkhael pour que son cerveau comprenne la question, puis quelques secondes encore pour qu’il parvienne à formuler une réponse qui ne soit ni stupide, ni suicidaire.
Oui, c’est beaucoup de boulot pour son état de choc.
Mais la jolie dame ne semble pas s’en offusquer.

Elle finit par se reprendre et, se forçant à la regarder dans les yeux, émet un sourire qu’elle veut confiant, mais qui doit sans doute juste paraître timide. « Savannah, » dit-elle. Elle hésite à lui révéler son vrai nom, enfin, son pseudo, mais se rattrape en se disant que si elle est si douée que cela, elle pourra le soutirer à Marvin sans soucis.

« Joli nom, Karen pour ma part. C'était un plaisir. »

« D-De même. »

Daaamn, ce qu’elle est proche !

La dernière petite phrase de « Karen » ne la laisse pas indifférente, et elle laisse échapper le souffle qu’elle avait retenu lorsque les lèvres de la sniper frôlent son oreille. On se calme, mauvais plan le boner en plein travail.

Malgré son embarrassement, elle retient plusieurs points : Karen est définitivement intéressée. Good, super good, ça. Elle lui laisse un challenge implicite en lui offrant librement son nom. Et ça, Marv’ pourra m’en apprendre plus. Et enfin, elle veut définitivement qu’elles se revoient. Rapidement. Et seules. En privé. Si possible dans une chambr-.

Non, ça c’est moi qui extrapole.

Bien, la mission est un succès, elle a reçu sa paye. Savannah Watson peut rentrer chez elle. Et moi aussi.

Elle tourne un regard radieux vers Marvin, soudainement de très bonne humeur, le fait qu’il ait voulu la faire tuer totalement derrière eux.

« Bonne soirée, monsieur Willcotts, » dit-elle en tournant le dos.

Juste avant de sortir, ses yeux s’arrêtent de nouveau sur le stylo, qu’elle trouve définitivement trèèès classe. Avec une moue satisfaite, elle s’en empare avec un clin d’oeil à son ex-client, puis quitte les lieux.
Étant donné qu’il a voulu la faire tuer, qu’elle a des informations sur lui qui peuvent et vont lui valoir quelques dizaines d’années derrière les barreaux, elle doute qu’il n’aille se plaindre pour le vol d’un stylo de rien du tout. Même si très classe, admet-elle en l’inspectant avant de le ranger dans son sac.

Elle offre un sourire courtois à l’hôtesse d’accueil dans le hall. La pauvre enfant doit voir des gens bien malpolis lui passer devant !

Une fois dans la rue, elle inspire profondément le bon air pollué de New York City. Une journée bien agitée, bien que très enrichissante au final - dans tous les sens du terme ! Elle lève les yeux au ciel, puis regarde l’heure sur son téléphone. 15h ? Oh, j’ai le temps d’aller boire un verre dans le bar rétro de tout à l’heure ! Avec le fric que j’ai gagné aujourd’hui, je peux même y payer ma tournée !

Sarway Corp et Gensy peuvent définitivement attendre quelques heures avant de plonger.

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Take my call if you wanna live

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